" Les institutions internationales doivent se fonder davantage sur l'intérêt des individus

Publié le par roselyne


 " Les institutions internationales doivent  se  fonder  davantage sur l'intérêt  des individus."
 déclare le Président le l'assemblée générale des États membres de l'ONU, Srdjan Kerim : "  Des solutions valables aux problèmes du changement climatique, du terrorisme et du développement durable ne peuvent plus être trouvées exclusivement dans le concept du pouvoir étatique, alors que la mondialisation et le développement des réseaux politiques, syndicaux, économiques et des organisations non gouvernementales a dépassé le cadre rigide des idéaux politiques du passé."
" Il faut une nouvelle culture internationale " qui ne repose pas sur un nouvel " ordre mondial illusoire ".
Il  souligne que cette culture doit être fondée sur le bien être de l'individu, dans le plein respect des droits de l'homme, de la sécurité humaine, du devoir de protéger et du développement durable."
" Nos structures institutionnelles actuelles sont trop rigidement ancrées dans un système international dans lequel la prééminence est donnée à l'Etat en tant que principal interlocuteur et responsable du changement."
Il rappelle qu'au sein de l'ONU  " si la réforme du conseil de sécurité se limitait à ajouter ou à retrancher des pays, plutôt que   de modifier l'approche de la gestion des défis et des crises mondiales nous serions pris au piège d'un cadre institutionnel dépassé."
" L'exercice du pouvoir vise encore à établir un ordre plaçant les nombreux intérêts nationaux au-dessus des intérêts partagés par tous les individus."
 Tout à fait d'accord.

 
Un rapport revient sur l'efficacité de la gouvernance mondiale : 
" Pour être efficace,  la gouvernance mondiale doit s'appliquer avec souplesse et non rigidité. Elle doit être plus démocratique qu'autoritaire, plus ouvertement politique que bureaucratique, et plus intégrée que spécialisée.
Cette structure de gouvernance mondiale, où quelques pays qui dominaient l'économie mondiale invitaient les autres à participer sans guère renoncer à leur contrôle , est devenue le modèle de l'après-guerre....
La surveillance du système financier international perd de plus en plus sa légitimité politique.
Par ailleurs, le système international grâce auquel les gouvernements nationaux surveillent ensemble les problèmes mondiaux est fragmenté et spécialisé.
A l'instar de son prédécesseur, le GATT, l'organisation mondiale du commerce, l'OMC, oeuvre dans le domaine du commerce. L'Organisation de la santé à la haute main sur les questions de santé. Le conseil de sécurité des Nations Unies réagit aux situations qui mettent en péril la paix mondiale. La Banque mondiale et les banques de développement régionales fournissent des financements officiels aux pays en développement.
Le FMI surveille le fonctionnement du système financier international.
En dépit de vastes consultations qui ont lieu entre ces organisations chacune agit de manière indépendante dans sa propre sphère.
Nous avons aujourd'hui une multiplicité d'acteurs indépendants publics ou privés.
Chacun a ses propres objectifs et priorités, sa propre clientèle et ses intérêts à servir, son propre jargon et sa culture organisationnelle, son propre mandat et sa spécialité....
Nous avons hérité d'un système fragmenté qui compte largement, peut-être trop, sur les forces du marché, la concurrence et les réactions had hoc des pouvoirs publics pour orienter les énergies et les ressources.
Toujours d'accord.
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