L'ONU dénonce les violences en Bolivie

Publié le par roselyne

L'ONU dénonce la violence contre les communautés autochtones en Bolivie.
Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones a condamné la récente vague de violence qui a touché les communautés autochtones dans les départements de Béni, Pando, Santa Cruz et Tajija, en Bolivie.
La vague de violence a entraîné des dizaines de morts, des centaines de blessés et un nombre indéterminé de disparus." je condamne les actes de violence perpétrés contre les populations autochtones et rurales ainsi que les menaces contre leurs représentants ". " Je suis particulièrement ( photo : REUTERS )préoccupé par les assassinats commis le 11 septembre 2008 à Porvenir, dans le département de Pando, où des groupes paramilitaires ont pris en embuscade et tué des membres du syndicat des travailleurs agricoles de Pando et des étudiants du centre de formation des enseignants de Filadelphia, dont la majorité étaient autochtones ".
La série d'attaques a entraîné l'occupation et la destruction d'un certain nombre de bureaux d'organisations autochtones et rurales."
 Il s'est inquiété que ces attaques interviennent dans un contexte de politiques systématiques adoptées par les responsables de ces départements pour contrecarrer les initiatives prises par le gouvernement de Bolivie pour garantir les droits des populations autochtones."
James Anaya a appelé  "les autorités de l'Etat à prendre les mesures pour protéger les droits de l'homme et les libertés des communautés autochtones ".
( source : ONU )
Bolivie: début du dialogue entre gouvernement et gouverneurs autonomistes

  COCHABAMBA (AFP) — Le gouvernement d'Evo Morales et les gouverneurs autonomistes de Bolivie ont renoué le dialogue, gelé depuis huit mois, jeudi à Cochabamba (centre) dans l'espoir de résoudre la crise politique qui divise si profondément le pays qu'il a frôlé la guerre civile.

Les négociations entre le gouvernement bolivien, conduit par le président Evo Morales et les gouverneurs des régions autonomistes ont débuté, sans cérémonie, ni discours préalables, en présence d'observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), de l'Organisation des Nations unies (Onu) et de l'Union des nations d'Amérique du Sud (Unasur), dans un établissement de Cochabamba, placé sous haute sécurité.

"Nous espérons parvenir à un grand pacte social" qui pacifierait le pays, a déclaré le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche adversaire d'Evo Morales, avant de rejoindre la réunion.

Les gouverneurs des départements de Santa Cruz, Tarija (sud), Chuquisaca (sud-ouest), Beni (nord) et Pando (nord) refusent un projet de constitution gouvernemental qu'ils jugent trop étatiste et indigéniste, comprenant une réforme agraire qui réduirait la taille des exploitations agricoles, et une nouvelle répartition des recettes provenant des taxes sur les hydrocarbures.

La petite région amazonienne de Pando a connu des affrontements particulièrement violents la semaine dernière qui ont fait au moins 18 morts et conduit à l'arrestation de son gouverneur Leopoldo Fernandez (opposition).

"Nous sommes dans l'obligation d'arriver à un grand accord national car le peuple l'exige", a indiqué de son côté le gouverneur de Oruro, Luis Aguilar, un proche du gouvernement, à l'instar de ses homologues de La Paz, Cochabamba et Potosi.

Le porte-parole présidentiel, Ivan Canelas, a souligné que le gouvernement espérait que ce dialogue progresserait "avec maturité", tout en soulignant qu'en vertu d'accords préliminaires, trois commissions seraient mises sur pied pour débattre des points les plus sensibles sur lesquels s'affrontent le gouvernement et l'opposition.

Une première commission travaillera sur la quête d'un pacte fiscal alors que les régions autonomistes pétrolifères réclament la rétrocession d'un pourcentage de l'impôt pétrolier que ponctionne l'Etat pour payer les retraites.

Une deuxième commission débattra de la question des autonomies régionales, point particulièrement crucial dans la confrontation, et une troisième qui sera chargée des nominations aux postes du pouvoir judiciaire.

"Nous attendons de la maturité de la part de toutes les parties pour parvenir à un accord", a souligné le vice-ministre de la Décentralisation, Fabian Yaksic.

Les négociations se déroulent en outre sous l'attention scrupuleuse de tous les secteurs ouvriers et paysans qui soutiennent M. Morales.

Le gouvernement et les gouverneurs autonomistes étaient tombés d'accord mardi pour entamer jeudi de telles négociations afin d'abaisser le niveau de tension extrême qui a conduit la semaine dernière le pays andin au bord du chaos.

L'accord précisait que l'Unasur, l'Eglise catholique, l'Union européenne et les Nations Unies serviraient de témoins et de médiateurs au dialogue.

Le dialogue entre l'exécutif et l'opposition est gelé depuis huit mois et des blocus et des affrontements sporadiques entre adversaires et partisans du président Morales se déroulaient depuis trois semaines en Bolivie (10 millions d'habitants), le pays le plus pauvre d'Amérique du sud.

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