Des nouvelles des OGM

Le maïs transgénique affaiblit la fertilité des souris et le poids de leur
descendance. Tels sont les conclusions d’une étude sur les effets à long terme
de la consommation de maïs OGM menée par l’Université de Vienne, sur mandat du
Ministère autrichien de la santé. A l’issue d’un essai de nourrissage d’une
durée de 20 semaines, les chercheurs ont constaté que dès la 3ème génération
déjà, le poids et le des souriceaux mis au monde déclinait. Ceci est la première
étude réalisée sur des effets à long terme. Les chercheurs considèrent que la
conduite d’autres études en la matière est »absolument nécessaire«. (Rapport de
recherche 3/08)
Mexique : variétés de maïs locales contaminées
Une étude récente prouve la contamination à grande échelle des variétés de maïs
locales mexicaines – jusque dans les vallées les plus éloignées – par des
séquences transgéniques. Ceci confirme les résultats publiés en 2001 qui, à
l’époque, avaient fait l’objet d’une virulente controverse. Il est étonnant de
constater la facilité avec laquelle les transgènes se sont développés dans un
pays où la culture du maïs OGM n’avait pas été introduite pendant de nombreuses
années. (nature, 12.11.08)
A qui appartient la nature ?
Le récent rapport publié par la renommée organisation ETC documente sur la
concentration grandissante, à l’échelle mondiale, du marché des produits
alimentaires. Ainsi, trois décennies en arrière, il existait encore une
multitude d’entreprises semencières et d’instituts agricoles publics.
Aujourd’hui, 10 groupes contrôlent plus des 2/3 du marché global des semences.
(ETC, 13.11.08)
Hawaii : Interdiction de plantes OGM
Le gouvernement de l’Etat d’Hawaii interdit la culture de café et de taro
génétiquement modifiés (tubercule alimentaire traditionnel). (KGMB9 News,
13.11.08)
Nigeria : Cassave résistante à la sécheresse et hautement productive – sans OGM
Une variété de cassave cultivée par un institut de recherche international –
TMS92/0067 – a fait ses preuves dans plusieurs pays africains et est désormais
commercialisée. Elle supporte la sécheresse et est en outre résistante aux
principaux parasites et ravageurs (comme le Cassava Bacterial Blight CBB et le
Cassava Mosaic Disease CMD). Lorsqu’ils la cultivent de manière adéquate, les
paysans obtiennent un rendement 6 à 10 fois supérieur à celui des variétés
conventionnelles. (IITA revue de presse, 3.11.08)
Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur
la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.
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