En RDC la violence continue

Publié le par roselyne

La situation humanitaire et sécuritaire dans l'est de la RDC s'est à nouveau détériorée à la suite de la reprise des hostilités dans la région du nord-Kivu. Au moins 250 000 personnes ont été déplacées dans l'est de la RDC depuis le début de la crise.photo : Julien Harnéis

La population civile est en danger. L'ONU a reçu de nombreuses allégations d'exécutions extrajudiciaires ainsi que de meurtres et de massacres de civils. Il a aussi été  enregistré une recrudescence des viols. Celui ci est utilisé comme arme de guerre contre les femmes et les filles qui se retrouvent sans protection." 

Le fléau de la violence dont sont victimes les femmes en RDC ne cessera que lorsque tous les viols seront punis et le climat d'impunité dont bénéficient les auteurs de ces viols fermement combattu" :  déclare le rapporteur de l'ONU. 

Pour le rapporteur de l'ONU" ces allégations doivent faire l'objet d'enquêtes approfondies et les auteurs traduits en justice." 

" La population civile doit fuir les combats  à la recherche d'une protection qui demeure incertaine.

Dans certains cas, les civils sont attaqués par les forces rebelles et dans d'autres cas les soldats qui étaient sensés  les protéger se sont livrés au pillage de leurs villages, ce qui a généré des déplacements massifs de populations."

" Les personnes déplacées feraient aussi l'objet d'attaques au sein même de leurs camps.  Selon les informations reçues : les défenseurs des droits de l'homme, notamment des journalistes et des membres de la société civile, font l'objet de menaces, d'attaques ainsi que d'arrestations et de détentions arbitraires depuis la reprise des hostilités."

Le viol, le pillage et le meurtre commis dans le contexte d'un conflit armé sont  constitutifs de crimes de guerre.

" Les commandants qui savent que leurs subordonnés ont commis de tels crimes et qui n'ont pas pris les mesures nécessaires pour les empêcher sont pénalement responsables et doivent être traduits en justice."

Les représentants de l'ONU demandent aux parties en conflit armé de respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire, de respecter les engagements de cessez- le -feu et de permettre aux agences humanitaires un accès libre et sans encombre aux populations dans le besoin conformément au droit international."

 Source ONU.

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