Guadeloupe : Yves Jégo revient sans rien...
Encore la balle lancée dans le camp des syndicats :
Non seulement, ni le Premier ministre, ni la Président de la République ne se sont rendus en Guadeloupe, mais François Fillon déclarait que " l'Etat ne saurait se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leurs reviennent ".
Yves Jego devra expliquer, flanqué de deux médiateurs tout de même, que rien ne sera accordé des revendications salariales demandées ! Des jours difficiles s'annoncent car les revendications ont gagnées la Martinique, la guyane et la Réunion.
Domota, porte-parole du collectif Lyannaj' kont' pwofitasyon (Collectif contre l'exploitation, LKP), déclare dans un entretien au Monde être "toujours sur la même position" : il réclame la signature du "pré-accord proposé par M. Jégo et par le patronat local" dimanche au matin :
Le pré-accord portait sur une augmentation de 200 euros pour les salariés percevant jusqu'à 1,6 fois le smic (4 000 salariés concernés, de source patronale) et de 3 %, à négocier entreprise par entreprise ou dans les branches, pour ceux rémunérés au-dessus de 1,6 fois le smic. Le patronat, qui évalue le coût de ces augmentations salariales à environ 108 millions d'euros, exigeait, pour y faire face, que l'Etat lui accorde des exonérations de charges.
Dans l'immédiat, M. Domota appelle à "la poursuite de la mobilisation" pour obtenir une "augmentation des salaires en Guadeloupe" :agné la Martinique, la Guyanne et la Réunion !