Encore de l'argent pour les banques
Christine Lagarde et Anne-Marie Idrac ont signé, avec le Président de la SFEF ( société de financement de l'économie française ) et les dirigeants des banques, une convention pour le financement des exportations.
Les banques signataires se sont engagées à proposer des financements pour des projets d'exportation évalués à 7 milliards d'euros sur l'année 2009.
L'Etat a octroyé 50 milliards aux banques par l'intermédiaire de la SFEF depuis novembre 2008 et la société de Prise de participations de l'Etat a renforcé les fonds propres des banques à hauteur de 10 milliards s'agissant de la première tranche et de 2,55 milliards s'agissant de la 2ème - en contrepartie d'engagements sur l'augmentation du volume de prêts à l'économie.
En contrepartie du soutien public dont elles bénéficient, BNP- Paribas, Calyon, Société générale et Natixis se sont engagées, le 15 avril, à proposer des financements pour des projets d'exportation pour 7 milliards en 2009.( ! )
Les banques concernées pourront bénéficier de prêts de la SFEF afin de faciliter le financement de ces exportations, largement affecté par les difficultés des banques à lever des fonds à moyen terme sur les marchés.
Christine Lagarde et Anne-Marie Idrac ont confié à la direction générale du Trésor et de la politique économique ( DGTPE ) la mission de médiateur du crédit à l'exportation.
La DGTPE maintiendra un dialogue permanent avec les entreprises exportatrices pour identifier les projets susceptibles de connaître des difficultés de financement et rechercher avec la Coface et les banques des solutions de financement au cas par cas.
Ce dispositif devrait notamment bénéficier au secteur aéronautique en permettant aux compagnies aériennes clientes d'Aibus de trouver un financement pour l'équivalent de la part française des contrats déjà conclus et qui ont fait l'objet d'une garantie de la Coface.
Ce dispositif respecte à la fois les recommandations de la Commission européenne en matière de soutien public aux exportations et les engagements pris par la France à l'OMC et à l'OCDE en matière de soutien aux exportations.
Il constitue la contribution de la France à l'engagement du G20 de consacrer 250 millions d'euros au financement du commerce mondial sur les deux prochaines années afin de relancer la croissance.
( source : portail du gouvernement )
En fait, c'est encore une autre façon de donner de l'argent à des banques qui en ont perdu beaucoup et de renflouer les grosses entreprises à coup de milliards !
Jusqu'à quand ? !!!
Nous verrons si ces mesures suffiront à rétablir l'équilibre du commerce extérieur déficitaire depuis des années !
Ci-dessous une partie de l' article lu dans " Sobiz : le business expliqué à ta soeur " .
La SFEF et son président sont au cœur d’un des mystères ineffable de la crise financière actuelle : d’où diable l’Etat français sort-il les biftons de ses multiples plan de relance et de soutien ? D’où vient la maille, foutrebleu ? Qui envoie le grisbi, les talbins, le fourrage, la douille, la mitraille, la vaisselle de poche ?
Petit cours de rattrapage. Détenue à 34 % par l’Etat et à 66 % par les groupes bancaires français, la SFEF a été créée en octobre par Christine Lagarde, la ministre des Finances, avec la mission d’accorder des prêts aux établissements de crédit, avec la garantie de l’Etat français. Concrètement, la SFEF émet des obligations en son nom, achetées sur les marchés par des clients dans le monde entier. L’argent est ensuite prêté aux banques, qui le remboursent sur cinq ans maximum, avec bien sûr un taux d’intérêt.
Le postulat, c’est qu’il est plus facile d’emprunter sur les marchés avec la signature de l’Etat, garant en dernier ressort du remboursement des dettes. Pour l’instant, ça marche bien : la société n’a aucun mal à trouver les fonds qu’elle cherche, les Etats étant considérés comme les débiteurs les plus sûrs. Camdessus prévoit de lever entre 50 et 70 milliards d’euros en 2009, loin du plafond de 265 milliards autorisé par l’Etat et la Commission europénne.
Désormais, la SFEF est partout. Derrière le plan français de 5 milliards d’euros de prêts accordés aux clients d’Airbus pour qu’ils maintiennent leurs commandes. Derrière les plans de soutien au filiales financières des constructeurs automobiles, comme Renault et PSA Peugeot Citroën. Même le distributeur Carrefour, via sa filiale de services financiers, voudrait bénéficier des fonds levés par la société. De là à dire que tout le monde a envie de SFEF, il y a un pas que le goût prononcé de Sobiz pour la gaudriole le fait franchir allègrement.