Le thon rouge toujours menacé de disparition

Publié le par roselyne

La saison de la pêche au thon rouge s'est ouverte en Méditerranée pour deux mois, jusqu'au 16 juin 2009.
Pour Greenpeace, cette nouvelle saison de pêche pourrait présager la disparition du thon rouge.


 
Pour l'association écologiste,  l'ICCAT ( la  Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique ) s'est révélée incapable d'adopter la moindre mesure de restauration du stock.
" Le quota a certes baissé pour la saison 2009 mais il reste encore 50% au-delà des recommandations scientifiques.
La surveillance et les contrôles  se sont accrus alors que la capacité de pêche est restée identique ! De qui se moque -t -on ? En 2007, avec un TAC ( total admissible capture ) de 30 000 tonnes les prises réelles s'étaient élevées à 60 000 tonnes !
Cette année, la capacité de capture, le nombre de bateaux et de formes d'engraissement sont les mêmes qu'en 2007.
Pourtant des solutions  existent. ce sont les décisions politiques qui manquent  actuellement.
Aujourd'hui, la question est au  moins de savoir si le thon rouge va disparaître de Méditerranée, mais quand ? Et avec lui, cette pêcherie millénaire " conclut le représentant de Greenpeace.

 Allons-nous laisser faire cette disparition ?  !

Voici ce que disait cette commission en 2007 :
Thon rouge: premières mesures en vue de l'application du plan de reconstitution

(23.01.2007)

 


© Lionel Flageul

Le nouveau plan de quinze ans visant à la reconstitution des stocks de thon rouge adopté par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui s'est réunie à Dubrovnik en Croatie en novembre dernier, constitue une étape décisive sur la voie de la mise en place d'une pêche durable en Méditerranée. Lancé sous l'égide de l'UE et d'autres pays riverains de la Méditerranée, ce plan constitue une amélioration substantielle par rapport à ses prédécesseurs et fournit une possibilité réelle de s'attaquer aux nombreux problèmes auxquels est en proie le secteur de la pêche, notamment le déclin dramatique du niveau des stocks au cours des dernières années dû à un volume considérable de captures non déclarées.

Ce plan de reconstitution marque l'aboutissement de négociations intenses entre plus de 40 pays membres de la CICTA. Elles se sont déroulées sur fond d'avis scientifiques dressant un sombre tableau de l'état des stocks. Deux approches étaient en présence lors de la réunion: l'une préconisait une réduction radicale immédiate des possibilités de capture assortie d'un allongement substantiel des périodes d'interdiction, tandis que l'autre, soutenue par l'UE, conjuguait une réduction plus progressive des captures et un cadre plus rigoureux et global de contrôle et d'exécution. Tous les participants à la réunion se sont accordés sur l'objectif de garantir une pêche authentiquement durable du thon rouge. Toutefois, après de longues discussions, l'approche qui avait la faveur des pays riverains de la Méditerranée et de l'UE a finalement été adoptée.

Bien que la démarche soit progressive, le nouveau plan de reconstitution n'en entraînera pas moins une réduction substantielle des captures réelles et donc immanquablement des contraintes supplémentaires pour les pêcheurs. C'était toutefois, dans les circonstances actuelles, la meilleure solution pouvant être adoptée face à la gravité des avertissements lancés par le monde scientifique en ce qui concerne l'avenir de la pêche. Grâce à ce plan, on peut maintenant espérer restaurer la viabilité à long terme du stock de thon rouge et garantir ainsi la survie de la pêche elle-même.

La prochaine étape fondamentale consistera à traduire le plan de reconstitution de la CICTA en actes. Un certain nombre de questions techniques doivent toutefois encore être résolues avant que le plan puisse entrer en vigueur. Il s'agit en particulier de transposer ces dispositions dans la législation nationale de toutes les parties prenantes à la CICTA. En outre, le total admissible de captures (TAC) fixé doit encore être réparti entre les différents contractants. Il convient maintenant de s'atteler en priorité à la réalisation dans les meilleurs délais de ces deux tâches difficiles.

Pour ce qui est de l'UE, l'accord de Dubrovnik est intervenu trop tard pour que nous puissions transposer le plan de gestion dans la législation européenne dans le cadre du règlement de décembre sur les TAC et quotas. C'est pourquoi nous allons proposer un règlement séparé le plus rapidement possible afin de transposer les principales mesures du plan qui ne sont pas encore couvertes par les instruments juridiques communautaires existants.

L'allocation de maigres ressources constitue toujours une affaire délicate. La CICTA s'est engagée à réduire progressivement le TAC de 32 000 à 25 500 tonnes d'ici 2010. Le temps ayant fait défaut à Dubrovnik pour régler la question de l'allocation des quotas, la CICTA organise une réunion spéciale à Tokyo du 29 au 31 janvier afin de fixer ces quotas pour les prochaines années. Le succès de cette réunion est essentiel pour que le plan de gestion puisse produire ses effets.

La principale menace qui pèse sur le thon rouge oriental reste toutefois la pêche illégale, qu'elle soit pratiquée par des navires autorisés dépassant leur quota ou par des navires ne disposant d'aucun quota légal. Selon les estimations scientifiques, les captures réelles dans cette pêcherie se situent actuellement aux alentours de 50 000 tonnes, alors que le TAC n'est que de 32 000 tonnes.

Pour remédier à cette situation de crise, le plan prévoit toute une panoplie de mesures énergiques parmi lesquelles un système de contrôle global couvrant toutes les étapes de la chaîne de la capture à la commercialisation, un régime d'inspections international conjoint, l'enregistrement central obligatoire de tous les navires et pièges utilisés pour la capture du thon rouge, et l'interdiction du transbordement de thon rouge en mer pour les senneurs à senne coulissante. En outre, tous les débarquements de thon rouge ou transferts dans des cages feront désormais l'objet d'une notification préalable et de mesures de contrôle strictes. Le rôle central de la CICTA elle-même dans la surveillance des activités de pêche a également été considérablement renforcé.

La pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INDNR) constitue peut-être la plus grande menace pour la survie des populations halieutiques vulnérables tout autant que pour les moyens d'existence également fragiles de la grande majorité des pêcheurs, qui respectent les règles du jeu. La lutte contre ce type de pêche demeure donc l'une des priorités essentielles de la Commission. Le commissaire Borg a en effet l'intention de proposer cet été une initiative visant à renforcer la lutte de l'UE contre les pratiques de pêche illégale. Le nouveau régime de contrôle CICTA est un modèle du genre. Il appartient maintenant à toutes les parties concernées (gestionnaires, pêcheurs et autres intéressés) de veiller à ce que ces mesures deviennent réalité.


 
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Publié dans bio-diversité

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M
<br /> L'Italie, pays pêcheur, devrait se prononcer officiellement ce week end en faveur de l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Cites, pour l'interdiction de la commercialisation<br /> internationale. Et la France? Bruno Le Maire défend toujours une pêche moribonde au mépris d'une espèce menacée.<br /> <br /> Ca vous révolte?<br /> <br /> Agissez!<br /> http://www.greenpeace.fr/thon-rouge/<br /> <br /> http://www.facebook.com/pages/Cyberaction-pour-la-sauvegarde-du-thon-rouge-/266933986754<br /> <br /> <br />
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