Discours de Nicolas sarkozy pour nous préparer à l'emprunt

Publié le par roselyne

 Avant de nous demander de l'argent pour combler les 140 milliards d'euros de déficit de l'Etat, des dépenses publiques, qui vont atteindre 7 ou 7,5% du PIB, (  du jamais vu ) , Nicolas Sarkozy nous fait un discours dans lequel il  s'interroge beaucoup    et moi aussi je m'interroge  en me demandant  pourquoi  il emploi autant de phrases interrogatives comme :
" Comment se fait-il que nous ayons autant de mal dans notre pays à préparer l'avenir ? Comment se fait-il que nous ayons pris tant de retard ? Je me pose simplement la question de savoir pourquoi il est si difficile de réformer notre pays ? Comment se fait-il que l'on ait si peu de résultats en matière de chômage ? Qu'il y ait autant d'exclus ? Que le malaise de la jeunesse soit si persistant ?  Que le malaise  des classes moyennes soit si grand ? Que nous ne soyons pas arrivés depuis 20 ans à mieux nous préparer au vieillissement de la population ? Comment se fait-il que nous ayons autant tardé à entreprendre la révolution verte  ? ( S'il n'a pas compris les mécanismes qui bloquent la société française  et qu'il contribue à maintenir et à faire perdurer, c'est à désespérer des politiques ! )

 Il explique le pourquoi du déficit mais ni lui ni son gouvernement n'ont réussi à faire des économies, au contraire ... et là encore, il n'est plus très crédible quand il nous dit :
 

" La France aurait dû faire beaucoup d'économies de gestion. Elle ne les a pas faites. Elle aurait dû se concentrer sur les dépenses d'avenir. Elle ne l'a pas fait. Je ne fuirai pas mes responsabilités devant la grave question des déficits de nos finances publiques.( ! )   Mais je ne ferai pas la politique de la rigueur, parce que la politique de la rigueur a toujours échouée. Mais je n'augmenterai pas les impôts...oui, nous avons eu  un problème de finances  publiques. Oui, nous avons un problème de déficit, celui qui finance les  mauvaises dépenses, les gaspillages, l'excès de bureaucratie, les frais de  fonctionnement trop élevés. Nous ne pouvons pas laisser un euro d'argent public gaspillé. ( ! )
 
Ce déficit structurel doit être ramené à zéro par des réformes courageuses. ( ! )
Il y a le déficit qui finance les dépenses d'avenir...Il n'est pas anormal de financer l'investissement par l'emprunt ". (  Exact, mais je pense que l'emprunt ne servira qu'à éponger le déficit des dépenses publique qui continueront à  croître.  Nous  voyons bien que l'Etat a été  incapable  depuis deux ans  d'engager les réformes structurelles  nécessaires et il ne le  sera pas plus demain ).

 Il y a le constat de la situation avec de petites phrases comme : " Il y a bel et bien un malaise, et ce malaise est profond "...responsables de droite et de gauche, nous avons fait la part trop belle au capital financier...mettre l'économie au service de l'homme et non l'inverse...rien de sera plus comme avant.( ? )

Il  y a  le côté discours de gauche toujours présent et même plus que jamais,  et  qui serait trop long à énumérer comme :
" Qui peut croire que les peuples subiront  sans rien dire les conséquences douloureuses de la crise, qu'ils ne réclameront pas plus de protection, pas plus de justice, qu'ils supporteront de nouveau...les parachutes dorés et les gains mirobolants des spéculateurs ?...Nous devons protéger nos concitoyens les plus fragiles, ceux qui souffrent le plus. Nous devons tout faire pour éviter que les  victimes de la crise ne deviennent des exclus que nous ne pourrions plus ensuite insérer dans l'économie et dans la société. L'exclusion, c'est ce que la crise peut engendrer de plus grave...( Il a quand même compris ça).

Et voilà, un discours de plus, qui reprend  des thèmes déjà évoqués dans d'autres occasions et qui aurait pu se faire à la télévision au lieu de réunir le Congrès, ce   qui nous a   coûté plus de 400 000 euros.  Encore une dépense inutile.
En fait, ce discours, c'est simplement une demande d'argent à nous, au  " bon peuple " , qui continera à payer pour les dépenses inconsidérées  de l'Etat, des collectivités territoriales, des ministres et de l'apparat, qui continuera  à se serrer la ceinture  en regardant impuissants   les loyers, l'essence, l'électricité, le gaz  continuer à augmenter. Trop c'est trop...

Je n'ai pas compris non plus à  quel avenir il pense pour les français en louant notre modèle français  mais    en nous  disant que rien ne sera plus comme avant ? :   à  l'âge de départ à la retraite repoussé à 67 ans ? A la privatisation des services publics ? A l'argent qu'il faudra encore redonner aux banques qui sont un puit sans fond ? ETC....ETC...on pourrait  continuer sans fin, mais le plus grave, c'est que je " subbodore " qu'il ne sait  pas vers quoi nous allons !
 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article