Emmanuel Vals résiste
et il a raison !
Martine Aubry a adressé une lettre " ouverte " à Manuel Vals dans le Parisien dans laquelle elle lui intime de ne plus tenir des propos qui portent atteinte à tous les militants et tous les dirigeants " ; " si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le parti socialiste ". La façon de procéder est aussi discutable que cette lettre.
Et Manuel Vals de répondre : " " Je ne quitterai pas le PS, pas plus que je ne vais me taire " .
Cela me rappelle que dans tous les partis il est difficile de s'exprimer librement et de faire entendre sa voix ! Garder un esprit libre dans de telles organisations relève de l'impossible.
Mais de quoi a réellement peur Martine aubry et les autres dirigeants ? Du candidat potentiel Manuel Vals à la présidence de la république en 2012. Ce qui devrait plutôt la préoccuper, c'est la déliquescence intellectuelle de ce parti, incapable de proposer une alternative crédible au capitalisme.
Elle ferait bien de ne pas oublier que lors de précédentes élections présidentielles, Lionel Jospin est arrivé derrière Lepen, sûrement en partie parce qu'il déclarait : " mon programme n'est pas socialiste " ! Personne au parti socialiste, il me semble, n'est revenu sur ces propos qui sont pour moi toujours aussi incompréhensibles aujourd'hui. Comme est pour moi toujours aussi incompréhensible l'allégeance de la gauche au capitalisme. Je ne suis pourtant pas une extrémiste révolutionnaire mais j'ai toujours pensé que le capitalisme était une idéologie tout aussi dangereuse que le " stalinisme " . Toutes les deux se servent de l'arme qui est une partie intrinsèque de la nature humaine : la domination de l'homme par l'homme.
C'est comme ça que fonctionne notre monde aujourd'hui et que définit superbement Sergio Léone dans " Et pour quelques dollars de plus " : " Tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un révolver chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. "
comme la majorité d'entre nous !
Mais revenons au parti socialiste. Martine Aubry a-t-elle vraiment la légitimité pour parler au nom du parti ? Se souvient-elle des circonstances de son élection ? Et puis, les priorités de ce parti ne sont- elles pas de redevenir une opposition crédible à la droite, ce qu'elle n'est plus. En perdant de vue les
valeurs d'égalité et de justice sociale sans proposer une véritable alternative au capitalisme, en oubliant de se dresser contre toutes les injustices et les atteintes aux libertés, de défendre ceux qui ne peuvent pas le faire, de proposer une vraie démocratie où les citoyens seraient consultés et écoutés, où les décisions qui les concernent ne seraient plus imposées ni subies, où les référendums deviendraient une composante de la démocratie, où les élections se feraient à la proportionnelle intégrale, où le cumul des mandats serait aboli, etc...etc...le parti socialiste s'est complètement dé crédibilisé.
Il vit dans un autre monde, un monde d'élus et de privilèges auxquels il ne veut pas renoncer et qu'il veut continuer à reproduire indéfiniment. Ne dit-il pas toujours et encore qu'il est la seule alternance à la droite ?
Le monde a changé mais pas le parti socialiste. S'il ne veut pas mourir il doit se remettre en question et laisser s'exprimer toutes les sensibilités.
Martine Aubry oublie que la démocratie c'est d'abord la possibilité pour tous de se faire entendre, de faire valoir son point de vue et ses idées, dans la liberté et sans censure.

Martine Aubry a adressé une lettre " ouverte " à Manuel Vals dans le Parisien dans laquelle elle lui intime de ne plus tenir des propos qui portent atteinte à tous les militants et tous les dirigeants " ; " si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le parti socialiste ". La façon de procéder est aussi discutable que cette lettre.
Et Manuel Vals de répondre : " " Je ne quitterai pas le PS, pas plus que je ne vais me taire " .
Cela me rappelle que dans tous les partis il est difficile de s'exprimer librement et de faire entendre sa voix ! Garder un esprit libre dans de telles organisations relève de l'impossible.
Mais de quoi a réellement peur Martine aubry et les autres dirigeants ? Du candidat potentiel Manuel Vals à la présidence de la république en 2012. Ce qui devrait plutôt la préoccuper, c'est la déliquescence intellectuelle de ce parti, incapable de proposer une alternative crédible au capitalisme.
Elle ferait bien de ne pas oublier que lors de précédentes élections présidentielles, Lionel Jospin est arrivé derrière Lepen, sûrement en partie parce qu'il déclarait : " mon programme n'est pas socialiste " ! Personne au parti socialiste, il me semble, n'est revenu sur ces propos qui sont pour moi toujours aussi incompréhensibles aujourd'hui. Comme est pour moi toujours aussi incompréhensible l'allégeance de la gauche au capitalisme. Je ne suis pourtant pas une extrémiste révolutionnaire mais j'ai toujours pensé que le capitalisme était une idéologie tout aussi dangereuse que le " stalinisme " . Toutes les deux se servent de l'arme qui est une partie intrinsèque de la nature humaine : la domination de l'homme par l'homme.
C'est comme ça que fonctionne notre monde aujourd'hui et que définit superbement Sergio Léone dans " Et pour quelques dollars de plus " : " Tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un révolver chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. "comme la majorité d'entre nous !
Mais revenons au parti socialiste. Martine Aubry a-t-elle vraiment la légitimité pour parler au nom du parti ? Se souvient-elle des circonstances de son élection ? Et puis, les priorités de ce parti ne sont- elles pas de redevenir une opposition crédible à la droite, ce qu'elle n'est plus. En perdant de vue les
valeurs d'égalité et de justice sociale sans proposer une véritable alternative au capitalisme, en oubliant de se dresser contre toutes les injustices et les atteintes aux libertés, de défendre ceux qui ne peuvent pas le faire, de proposer une vraie démocratie où les citoyens seraient consultés et écoutés, où les décisions qui les concernent ne seraient plus imposées ni subies, où les référendums deviendraient une composante de la démocratie, où les élections se feraient à la proportionnelle intégrale, où le cumul des mandats serait aboli, etc...etc...le parti socialiste s'est complètement dé crédibilisé.
Il vit dans un autre monde, un monde d'élus et de privilèges auxquels il ne veut pas renoncer et qu'il veut continuer à reproduire indéfiniment. Ne dit-il pas toujours et encore qu'il est la seule alternance à la droite ?
Le monde a changé mais pas le parti socialiste. S'il ne veut pas mourir il doit se remettre en question et laisser s'exprimer toutes les sensibilités.
Martine Aubry oublie que la démocratie c'est d'abord la possibilité pour tous de se faire entendre, de faire valoir son point de vue et ses idées, dans la liberté et sans censure.
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