Les champignons dans l'air plus nombreux que prévu

Publié le par roselyne

   

Biologie
Des scientifiques de Mayence détectent une grande diversité de champignons dans l'air

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59982.htm

La quantité et la variété de spores de champignons dans l'air sont bien plus élevées que ce que pensaient les scientifiques. Des chercheurs de l'Institut Max Planck de chimie et du programme Geocycles de l'Université de Mayence ont en effet identifié par des analyses d'ADN plusieurs centaines d'espèces de champignons dans l'air, à raison de 1.000 à 10.000 spores de champignons par mètre cube. Cette première étude systématisée des génotypes de champignons présents dans l'air a été publiée dans la revue PNAS du 13 juillet 2009 [1]. Elle montre que la diversité des champignons pouvant causer des allergies, endommager des plantes et provoquer des

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maladies est plus grande que ce que montraient les études précédentes.

Janine Fröhlich, scientifique du Centre Geocycles, explique : "On connaît aujourd'hui plus de 100.000 espèces de champignons. Selon les estimations, il en existerait pourtant plus de 1,5 millions". Lorsqu'elles arrivent dans le poumon d'animaux ou d'hommes, ou lorsqu'elles entrent en contact avec des plantes, les spores de champignons peuvent déclencher des allergies ou des maladies. Afin d'analyser la nature de ces spores que l'homme respire tous les jours, les chercheurs ont filtré pendant un an la poussière de l'air et analysé l'ADN extrait.

Pour cela, ils ont utilisé une méthode spécifique, perfectionnée pendant les deux dernières années. "Afin d'extraire les différentes espèces de la "soupe génétique" de nos prélèvements, nous utilisons une sorte d'hameçon génétique. Mais, au contraire des études précédentes, nous avons utilisé plusieurs hameçons différents pour les différents champignons. Ce qui nous a permis d'identifier un nombre beaucoup plus important d'espèces présentes".

Les chercheurs s'intéressent à la quantité de spores de champignons dans l'air pour trois raisons principales : observer comment les écosystèmes évoluent avec le changement climatique, étudier les spores de champignons comme vecteurs de maladies et d'allergies chez les hommes, les animaux et les plantes, et surtout analyser l'influence de ces spores sur la formation des précipitations. Une meilleure connaissance du nombre et des propriétés des spores présentes dans l'air pourrait aider à mieux comprendre les mécanismes du climat terrestre.

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Publié dans science et nature

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