Le bonheur est-il quantifiable ?
Pourquoi ce rapport Stiglitz ? Pour nous dire que les français ne sont pas si malheureux que ça !Le bien-être social ne peut exister sans la justice sociale. C'est ce que demandent les français, Mr Sarkozy.
Les riches ont un bouclier fiscal pour garder 50% de leurs revenus intacts, ce que n'ont pas la majorité des autres français, puisque les charges et la nourriture atteignent souvent 80% du salaire, donc dépassent largement leur bouclier vital !
Nous n'avons pas fini de philosopher sur la notion de bonheur. Peut-être simplement parce que chacun de nous à la sienne...
Lundi, la commission de Mesure de la Performance économique et du Progrès social, présidée par Joseph Stiglitz, a présenté son rapport à la Sorbonne à Nicolas Sarkozy. Cette commission a été créée à l"initiative de Nicolas Sarkozy. Elle comprend 5 prix nobel d'économie. Sa mission était d'identifier les limites du produit intérieur brut comme indicateur de performance économique et de progrès social et des statistiques qui reflètent mal la vie quotidienne des français.
Le but était aussi de donner aux hommes politiques des instruments de mesure pertinents pour agir.
Dans son rapport, la commission formule 12 recommandations confirmant l'inadéquation des systèmes comptables actuels, qui n'ont pas joué le rôle d'alerte vis-à-vis de la crise. Elle propose de développer de nouveaux instruments de mesure de la richesse des nations et incite à mettre l'accent sur la mesure du bien -être de la population plutôt que sur celle de la production économique. Au produit intérieur brut elle préfère le produit national net ( PNN ), qui prend en compte les effets de la dépréciation du capital dans toute ses dimensions : naturel, humain et social.
La Commission Stiglitz préconise également une valorisation statistique du point de vue des ménages. Elle compte ainsi prendre en compte leur patrimoine et comptabiliser différemment les dépenses de santé, d'éducation ou de sécurité, qui procurent du bien-être et créent du développement, tous deux générateurs de richesses quantifiables.
Selon le rapport cela permettrait de calculer différemment et cela favoriserait ceux où la dépense publique est la plus efficace, donc la plus productive.
Le rapport revient sur le concept du développement durable...
Face à ces recommandations qui incitent à revoir de fond en comble les modes de calcul de la croissance, Nicolas Sarkozy a annoncé " vouloir combler le fossé d'incompréhension entre l'expert convaincu de son savoir et le citoyen "et " sortir de la religion du chiffre ".
L'INSEE réfléchit à l'élaboration de nouvelles statistiques.
( source : France culture - L'Esprit Public ) le dimanche à 11 h. ( Très bonne émission de Philippe Meyer )
Pourquoi ne pas commencer à appliquer les mesures de bien-être social à l'école ?
L'école ne serait plus seulement un lieu d'apprentissage souvent forcé, mais un lieu d'épanouissement. Les enfants pourraient y apprendre ce qui leur plaît, des arts comme la musique, le dessin, la peinture, la comédie, la danse, l'astronomie, etc... ( non comme une obligation mais comme un plaisir ) en parallèle avec les cours théoriques...une scolarité qui intégrerait dans les notes de fin d'année le comportement des élèves en matière de camaraderie, solidarité, partage, amour de la nature et des animaux...etc...Une scolarité où les élèves ne seraient pas brimés mais encouragés.... L'école doit révéler ce qu'il y a de meilleur dans l'individu pour qu'il puisse avoir une vie épanouie.
Mais, deuxième chantier, il faut réformer le travail et notre rapport au travail...et tellement de choses encore... comme le rapport de la société avec l'argent...
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