Le scandale des niches fiscales ( 486 )
486 niches fiscales, dont 70 créées ces 5 dernières années sous forme de crédit d'impôt.Qui en profite ? Les foyers les plus aisés ; 150 des 10 000 plus gros revenus n'ont pas payé d'impôt en 2006, et l'état a même rendu de l'argent à certains !
Les trois niches les plus prisées : les investissements en outre-mer ( 46,8% des réductions d'impôt ) ; l'emploi des salariés à domicile ( 17,2% ) ; et des crédits d'impôt au titre des conventions internationales, évitant les doubles impositions (16,8% ) .
A partir d'un certain revenu, la progressivité de l'impôt s'inverse, au mépris de l'égalité fiscale ; nous disent " Les Echos ".
En 2006, les 5000 revenus les plus importants ont été imposés en moyenne à 36% contre 24% pour les dix plus gros d'entre eux !
C'est une mission parlementaire qui révèle ces abus. Elle demande : un plafonnement spécifique des principales niches fiscales et souhaite un contrôle accru par le parlement sur l'évolution de la dépense fiscale. Pas grand chose, en fait.
Il faudrait : la suppression des niches fiscales , une remise à plat de l'impôt sur le revenu.
Sur Internet, il y a 181 000 pages pour " niches fiscales " ! C'est devenu un sport national de les utiliser pour ceux qui le peuvent , en toute légalité !
Ce ne sont pas 5 ou 6 milliards d'euros que nous coûtent les niches fiscales mais 73 milliards en 2008, soit 27% des recettes fiscales en 2008 et 3,8% du PIB !
Je parle de 5 ou 6 milliards car c'est ce que coûte le RMI à la collectivité : 5 milliards d'euros. Combien l'Etat va-t-il donner pour le RSA ? 1 milliard et demi d'euros ! En comparaison, des chiffres ridicules, non ?
On laisse les gens dans la pauvreté alors que 2 ou 3 milliards de ces 73 milliards de niches fiscales pourraient être versés à tous ceux qui sont en dessous du seuil de pauvreté, pour qu'ils puissent vivre décemment.
Je le dis, c'est un scandale, que nous acceptons sans broncher ! Que nous arrive-t-il ? Pourquoi cette indifférence, pourquoi accepter l'inacceptable ?
Eva Joly, juge d'instruction à Paris, qui était repartie en Norvège et que j'ai revu aux cotés de François Barouà la télé récemment , disait que la France est une " République bananière ".
Si l'on regarde la finance mondiale , c'est encore plus désespérant.
Pour l'instant, revenons en France, où l'Etat est en déficit car il ne fait vraiment rien pour lutter contre ces abus. Question : quand va-t-il se décider à agir ? Quand la justice sociale sera -t-elle rétablie dans ce pays ?
A demain.

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