Lancement du Mouvement des " semeurs volontaires "

Publié le par roselyne

C'est le 14 juillet que José Bové a lancé  le  " Mouvement des semeurs volontaires ".
L'objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences ".
 " On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, son potager, ou sur son balcon des semences interdites."
" Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer".
" La  " privatisation "  des semences est apparue au milieu des années 90, lorsqu'il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu'on utilisait des semences du commerce.
On a fait payer l'ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s'est appropriée le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l'intérieur du catalogue."
On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant ",  explique - t- il.
" Aujourd'hui, d'autres firmes s'appuient sur les Certificats d'obtention végétale ( COV ) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à acheter tous les ans leurs semences ."
" C'est un nouveau  hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent les semences."

Le 28 octobre prochain se tiendra la 15ème session du Comité international de bioéthique de l'UNESCO à Paris.
" Nous appelons l'ensemble des organisations paysannes, de l'agriculture biologique et  des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences ".

 
Il y a aussi L'association KOKOPELLI www.kokopelli.asso.fr/ qui  sélectionne et vend les semences anciennes.
Je vous propose deux articles de cette association.
A l'initiative de l'association Kokopelli Libérons les semences.
La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.

L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs.
Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.

- Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain,
- Conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples,
- Je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte.
- Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie.

En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures.


 

Sans Ogm, Semons, Protégeons la Biodiversité

L’Association Kokopelli lance une campagne M.A.I.S. (Mensonges Avérés de l'Industrie Semencière) qui, grâce à un engagement citoyen (et aux semences reproductibles d’anciennes variétés), contribuera à dénoncer les contaminations transgéniques, dont se rendent coupables les toxisemenciers et l’Etat Français.

Mr. Daniel Chéron, de Limagrain, vient d’annoncer que ce sont au moins 30 000 ha de maïs OGM qui seront cultivés en France en 2007 contre 5.000 ha en 2006 et moins de 1.000 ha en 2005. Selon Mr. Chéron, directeur général de Limagrain (qui se situe au quatrième rang des multinationales de la semence) le développement de la culture de maïs chimériques ne pourra que se poursuivre alors même que le gouvernement Français a renoncé à soumettre à l’Assemblée Nationale la loi OGM visant à transposer la Directive Européenne 2001-18. Il est en effet difficile pour le gouvernement de se lancer, à quelques semaines des élections, dans un combat aussi impopulaire dans l’opinion publique: 86% des Français sont hostiles aux chimères génétiques.

Ce qu’il ne veut pas soumettre au débat public, le gouvernement se prépare à l’imposer dans les prochains jours par décret, pour répondre en partie aux injonctions de la Commission Européenne. Le contenu de ces décrets n’est pas encore connu, mais il est fort à parier qu'ils seront encore plus laxistes et favorables aux chimères génétiques que la loi votée par le Sénat en mars 2006 : irresponsabilité civile et financière totale des semenciers en cas de dissémination, et information minimale des populations.

La multinationale Monsanto a même lancé une pétition vers les agriculteurs pro-ogm afin de faire pression sur le gouvernement et faire passer sa loi OGM par décrets. Cette pétition demande que l’emplacement des parcelles de maïs transgénique ne figure pas sur le registre public "afin de permettre aux agriculteurs de choisir de cultiver des OGM en toute sérénité." (dans le texte!)

Cela permettrait au passage de contaminer son voisin sans qu’il le sache et en toute sérénité !

Toutes les jardinières et tous les jardiniers qui souhaitent participer à cette campagne de dénonciation des contaminations transgéniques sont invités à cultiver du maïs dans leur jardin (du maïs doux ou du maïs à éclater ou du maïs à farine) et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique.

Invitez vos amis à participer à cette campagne sémillante et constructive d'éradication des chimères génétiques. Nous sommes sûrs que le Ministère de l'Agriculture appréciera grandement de recevoir quelques dizaines de milliers d'échantillons de semences accompagnés d’une requête d’analyse génétique.
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Publié dans agriculture

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