L'Arctique menacé
L'Arctique menacé par les futures exploitations de pétrole et de gaz mais déjà touché par la pollution.
L'Arctique recélerait 22% des ressources énergétiques non découvertes mais exploitables de la planète.
Elles pourraient s'élever à 90 milliards de barils de pétrole, 47 milliards de m3 de gaz naturel, 44 milliards de m3 de gaz liquéfié ; des gisements d'or, de diamants, nickel, etc...
Avec la fonte des glaces, les navires marchands pourront relier l'Atlantique et le Pacifique. Avec eux viendront aussi les marées noires. La destruction de la biodiversité suivra avec l'exploitation de cette région encore préservée.
Un beau massacre en perspective ! Il est temps de réagir en protégeant l'Arctique !
Le 25 Août un documentaire canadien présentait la pollution en Arctique.
C'est la région du monde où le lait maternel est le plus contaminé par la pollution environnementale.
Les habitantes d'un petit village du Groënland, à des milliers de km des industries et des grandes villes, sont les plus atteintes. Le documentaire présentait 20 ans de pollution de ce qui était considéré comme un paradis et les conséquences de celle-ci sur les hommes et les animaux.
La mouette blanche de l'Arctique :
La mouette blanche est une espèce d'oiseau
qui vit uniquement dans l'Arctique.
C'est la plus au nord de toutes les espèces. Il existe 14000 couples, la plupart dans l'arctique russe.
Un recensement a été effectué dans les secteurs norvégien et russe après qu'au Canada on ait constaté une diminution de 80% de la population des mouettes blanches.
Deux menaces ont été identifiées : le changement climatique et la pollution.
L'Institut polaire norvégien a analysé la concentration des polluants contenus dans les oeufs de mouettes blanches. Les études montrent que plus la concentration en polluants est élevée chez les oiseaux, plus la teneur en vitamine E est faible ; en revanche la teneur en vitamine A augmente avec les polluants. La concentration en PCB et DDT est plus élevée que chez d'autres espèces d'oiseaux arctiques. La concentration des polluants provoque également une diminution de la coquille.
La teneur en substances toxiques des oiseaux arctiques est à un tel niveau qu'elle entraîne une diminution de la survie chez ces oiseaux.
( source : BE Norvège )
Rien n'est perdu...il existe un conseil de l'Arctique.
Environ 4 millions de personnes de 8 pays différents, de 30 ethnies et parlant plus d’une douzaines de langues vivent dans les contrées arctiques. Les pays arctiques, le Canada, le Danemark (avec le Groenland), la Finlande, la Norvège, la Suède, la Russie, les États-Unis et l’Islande se sont organisés en Conseil de l’Arctique afin de coordonner leurs actions dans cet environnement particulier et difficile. Cette volonté de coopérer de la part des pays arctiques est toutefois assez récente. Ce n'est en effet que vers la fin des années 1980 qu'ils manifestent pour la première fois le désir de travailler ensemble sur les défis propres à cette grande région. Les premiers temps, ils ne coopèrent que sur le plan environnemental. Au fil des ans par contre, les rapports évoluent pour finalement aboutir, en 1996 à la déclaration d’Ottawa et à la formation du Conseil. Ce conseil est un forum intergouvernemental et consiste en un large programme qui inclus tous les aspects du développement durable. Aujourd'hui il n'est est donc plus uniquement questions des problèmes environnementaux mais également des aspects sociaux et économiques de cette grande région.
Ce forum intègre également des représentants des populations autochtones à travers des organisations internationales. Ces représentants travaillent comme conseillers avec les gouvernements et ont des statuts de participants permanents au sein du Conseil. De plus, le Conseil coopère avec des organisations internationales tel le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, qui a contribué à documenter les impacts et problèmes résultants de la pollution.
Les décisions que prend le Conseil, s’appuient sur des rapports scientifiques, commandés ou non par le Conseil. Le Conseil de l’Arctique s'assure alors d'une bonne transmission des connaissances communes et diffuse l’information. Il n'a par contre pas le pouvoir de les mettre en application. Les États (ou leurs administrations régionales) ont la responsabilité d’implanter ces décisions. En tout, 5 groupes de travail se penchent sur les problèmes rencontrés dans l’Arctique.
Les décisions que prend le Conseil, s’appuient sur des rapports scientifiques, commandés ou non par le Conseil. Le Conseil de l’Arctique s'assure alors d'une bonne transmission des connaissances communes et diffuse l’information. Il n'a par contre pas le pouvoir de les mettre en application. Les États (ou leurs administrations régionales) ont la responsabilité d’implanter ces décisions. En tout, 5 groupes de travail se penchent sur les problèmes rencontrés dans l’Arctique.