Obama s'engage

Publié le par roselyne


Barack Obama s'engage  : Il demande l'ouverture des points de passage vers la bande de Gaza pour permettre l'acheminement de l'aide internationale et les échanges commerciaux, avec les observateurs appropriés et  " la participation de l'Autorité palestinienne et de la Communauté international ".
" Les secours devraient pouvoir atteindre les palestiniens innocents qui en dépendent ".
George Mitchell , émissaire pour le Proche-Orient  de l'administration américaine, se rendra le plus rapidement possible dans la région  pour aider les parties en présence à garantir que le cessez-le-feu qui a été obtenu devienne durable et viable ".
Mme Clinton, elle, a " parlé de soutenir le Président Abbas et l'Autorité palestinienne pour parvenir à une paix juste et durable le plus rapidement possible ".

 Mais ni Obama, ni Mme Clinton,  ne parle de la création de l'Etat Palestinien !  Ni du retrait complet des  chars israéliens stationnés à la lisière de la bande de Gaza !
 Un doute me traverse :
et si cette guerre menée par Israël avait eu aussi l'assentiment d'Obama ?

D'autre part, quand on lie les déclarations du secrétaire général de l'ONU des questions se posent :

Le secrétaire général a insisté hier devant le Conseil de sécurité pour que les deux parties soient tenues pour responsables de la façon dont elles se sont comportées dans le conflit " !!!!
" Il est probable qu'Israël aura une version différente  de l'incident et nous y prêterons attention " !!! déclare également le secrétaire général adjoint.

Après l'évaluation des dégâts,  l'ONU procédera à un appel à contributions pour la reconstruction  !
On marche sur la tête !
Pourquoi l'ONU ne demande-t-elle pas à Israël de payer la reconstruction ?
Le PAM a commencé jeudi une opération de distribution de barres nutritives à base de dattes  et de biscuits à haute valeur énergétique à près de 200 000 déplacés à Gaza.

 Ci-dessous le point de vue de Joshua  Franck : 

 Dans l’émission "Face the Nation" (CBS News, NDT), dimanche dernier, David Axelrod, conseiller d’Obama, a expliqué comment l’administration Obama ferait face à la situation, même si le pire devait arriver.

"Eh bien, il est certain que le président élu est conscient qu’il existe une relation particulière entre Israël et les Etats-Unis. C’est un lien important, une relation importante. Et il compte la respecter… Mais, il est évident que cette situation s’est encore compliquée ces deux derniers jours, voire ces dernières semaines. Le Hamas ayant repris les tirs de roquette, Israël a riposté. Mais c’est un problème qui lui tient à cœur."

En répétant l’argument que les bombardements par Israël n’étaient qu’une riposte aux attaques du Hamas, et non pas une agression, Axelrod, au nom du gouvernement Obama, ne faisait que propager les mêmes mensonges que débite le président Bush, à savoir que c’est le Hamas qui a rompu la trêve qui a pris fin il y a une semaine, et qu’Israël a réagi de façon judicieuse.

A part le fait que la riposte d’Israël n’avait rien de judicieux, l’idée que c’est le Hamas qui a rompu la trêve qui durait depuis 6 mois est pure invention.

Le soir des élections présidentielles aux Etats-Unis, Israël a lancé des missiles sur Gaza dans le but de détruire un tunnel que creusait le Hamas, destiné, pensaient-ils, à kidnapper des soldats israéliens. Les heurts qui ont suivi le bombardement de Gaza par Israël au cours des 6 dernières semaines se sont soldés par la mort de dizaines de Palestiniens.

"Cette escalade qui mène à guerre aurait pu et aurait dû être évitée. C’est l’Etat d’Israël qui a violé la trêve, en lançant, il y a deux mois, un raid pour détruire le tunnel", a écrit le groupe israélien pour la paix Gush Shalom dans un communiqué. "Depuis lors, l’armée n’a cessé de mettre se l’huile sur le feu en effectuant des raids et en commettant des assassinats bien calculés chaque fois que cessaient les tirs de roquettes sur Israël ".

Au cours des 7 dernières années, seuls 17 citoyens israéliens ont été tués par les tirs de roquettes, ce qui rend difficilement crédible l’argument des responsables politiques israéliens en plein milieu d’une campagne électorale, selon lequel la riposte était, de toute façon, proportionnée et défendable.

Le déséquilibre de ce conflit donne l’occasion au futur président Obama d’exprimer de sévères critiques. Il a toute latitude pour s’élever contre l’agressivité d’Israël. La communauté internationale et l’opinion publique le soutiennent. Il est certainement conscient que la réaction disproportionnée d’Israël a infligé des souffrances supérieures à celles engendrées par le blocus qui empêchait l’entrée de médicaments et de denrées indispensables à Gaza, et où des centaines de malades sont morts, faute de soins appropriés.

Alors que les bombes pleuvent sur une population palestinienne prise à la gorge et que les forces israéliennes se préparent à une invasion terrestre, Obama observe tout cela de loin après avoir rencontré la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice et d’autres hauts responsables de l’administration Bush. Ce n’est pas prendre la direction des affaires, c’est poursuivre une politique qui a laissé peu de choix aux Palestiniens, et encore moins l’espoir d’une paix durable.

"En juillet dernier, le président élu s’est rendu dans le sud d’Israël à Sderot, la ville la plus touchée par les attaques du Hamas", a expliqué David Axelrod dans l’émission "Face the Nation".

"Et il a alors déclaré que quand les bombes pleuvent sur vos concitoyens, il faut absolument réagir pour essayer d’y mettre un terme. C’est ce qu’il a dit à l’époque, et, d’après moi, c’est ce qu’il pense".

Si Axelrod dit vrai, et si Barack Obama soutient effectivement les massacres que l’armée israélienne inflige aux populations innocentes de Palestine, il ne devrait pas y avoir de célébrations pour son installation en janvier 2009, mais des rassemblements de masse pour exiger un changement de politique au Moyen Orient afin que soit entamé un processus de paix légitime dans la région.

Joshua Frank est, entre autres, co-rédacteur en chef deDissident Voiceet auteur d’un livre "Left Out ! How Liberals Helped Reelect George W. Bush ("Comment les libéraux ont contribué à la réélection de Bush", 2005)

Source : Dissident Voice, 29 dec 2008
 

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G
Hello,Ouais et il s'engage aussi sur la défense de l'avortement aux Etats Unis, dossier hyper brulant aux Etats Unis ... cet homme va vraiment faire progresser la politique avec un grand P.Bonne soirée.
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