Israël ne pense qu'à sa sécurité ?
Un article de " l'Orient le jour " sur les objectifs d'Israël :
Israël ne se soucie que de sécurité et ne croit pas à la paix
Par Émile Khoury | 17/02/2009
Commentaire
Un diplomate libanais, qui avait assisté à la conférence de Madrid, indique qu'il était alors l'un des rares à penser qu'Israël n'appliquerait jamais les résolutions prises durant la rencontre. Pour la bonne raison que l'État hébreu n'y avait participé que contraint et forcé par les Américains. D'ailleurs, le Premier ministre israélien de l'époque, Yitzhak Shamir, avait déclaré que la contrétisation du plan retenu prendrait une bonne dizaine d'années, voire plus.
Pour ce diplomate, qui a toujours suivi de près l'évolution des pourparlers ainsi que les événements régionaux, Israël n'a qu'un souci : sa sécurité. Pour vivre à l'intérieur de frontières sûres. La paix ne l'intéresse pas. Parce qu'il lui faudrait rétrocéder des territoires arabes qu'il a envahis sans réelle contrepartie. En effet, l'expérience du Sinaï rendu à l'Égypte et des terres restituées à la Jordanie moyennant la paix se solde pratiquement par un échec. Car cet accord ne s'étend pas aux peuples, se limite donc aux gouvernements, et, même à ce niveau, reste froid. Il ne produit aucune normalisation relationnelle, n'ouvre la porte ni devant les échanges commerciaux ni devant le transfert ou l'investissement de fonds. En fait, les Arabes sont plus que jamais hostiles à l'entité israélienne, considérée comme un intrus, un corps étranger implanté de force dans la région et qu'il faut rejeter. Un sentiment qui va croissant, même dans les pays qui ont consenti à établir des relations diplomatiques avec Israël.
Les pourparlers de paix qui durent depuis tant d'années n'ont permis aucune avancée, ni du côté du processus de Madrid, ni sur le plan de l'application des résolutions de l'ONU, ni sur l'initiative arabe avancée lors du sommet de Beyrouth. Israël n'a jamais fourni que des réponses négatives, voire aggravantes, en occupant un surcroît de terres palestiniennes.
L'on entend certes aujourd'hui des responsables israéliens déclarer que l'initiative arabe peut être discutée. Mais tout prête à croire que c'est là un simple ballon d'essai tactique. Pour jouer sur les divisions arabes, certains États s'étant démarqués de cette initiative, lors du sommet de la solidarité avec Gaza tenu à Doha.
Pour le fond, Israël a toujours fait savoir son opposition catégorique à toute proposition fondée sur la restitution de toutes les terres arabes occupées depuis 1967. Que cela soit en Cisjordanie, au Golan, à Chebaa ou à Kfarchouba.
Israël n'accepte qu'un retrait partiel. En s'armant d'une interprétation de la 242 ordonnant, selon l'État hébreu, un retrait « de » territoires arabes et non « des » territoires arabes. À partir de là, Israël soutient être pratiquement en règle avec la loi internationale, puisqu'il a rendu le Sinaï, les terres jordaniennes, qu'il s'est retiré de la bande de Gaza ainsi que d'une partie de la Cisjordanie et d'une grande partie du Liban-Sud. Il reste le Golan syrien, en voie de négociation.
Sur base, toujours, de cette priorité de la sécurité israélienne, soutenue à fond par Washington. Le but pour l'État hébreu étant, comme dans le cas de l'Égypte et de la Jordanie, d'obtenir des Arabes qu'ils ne lui fassent pas la guerre, et non pas de conclure la paix. Ce qu'il a en pratique toujours obtenu de la Syrie. Et qu'il a décroché du côté du front libanais avec le déploiement de l'armée aux côtés de la Finul sur la ligne de démarcation. Et l'éloignement du Hezbollah par rapport à ses localités-cibles de sa région nord.
Pour ce diplomate, qui a toujours suivi de près l'évolution des pourparlers ainsi que les événements régionaux, Israël n'a qu'un souci : sa sécurité. Pour vivre à l'intérieur de frontières sûres. La paix ne l'intéresse pas. Parce qu'il lui faudrait rétrocéder des territoires arabes qu'il a envahis sans réelle contrepartie. En effet, l'expérience du Sinaï rendu à l'Égypte et des terres restituées à la Jordanie moyennant la paix se solde pratiquement par un échec. Car cet accord ne s'étend pas aux peuples, se limite donc aux gouvernements, et, même à ce niveau, reste froid. Il ne produit aucune normalisation relationnelle, n'ouvre la porte ni devant les échanges commerciaux ni devant le transfert ou l'investissement de fonds. En fait, les Arabes sont plus que jamais hostiles à l'entité israélienne, considérée comme un intrus, un corps étranger implanté de force dans la région et qu'il faut rejeter. Un sentiment qui va croissant, même dans les pays qui ont consenti à établir des relations diplomatiques avec Israël.
Les pourparlers de paix qui durent depuis tant d'années n'ont permis aucune avancée, ni du côté du processus de Madrid, ni sur le plan de l'application des résolutions de l'ONU, ni sur l'initiative arabe avancée lors du sommet de Beyrouth. Israël n'a jamais fourni que des réponses négatives, voire aggravantes, en occupant un surcroît de terres palestiniennes.
L'on entend certes aujourd'hui des responsables israéliens déclarer que l'initiative arabe peut être discutée. Mais tout prête à croire que c'est là un simple ballon d'essai tactique. Pour jouer sur les divisions arabes, certains États s'étant démarqués de cette initiative, lors du sommet de la solidarité avec Gaza tenu à Doha.
Pour le fond, Israël a toujours fait savoir son opposition catégorique à toute proposition fondée sur la restitution de toutes les terres arabes occupées depuis 1967. Que cela soit en Cisjordanie, au Golan, à Chebaa ou à Kfarchouba.
Israël n'accepte qu'un retrait partiel. En s'armant d'une interprétation de la 242 ordonnant, selon l'État hébreu, un retrait « de » territoires arabes et non « des » territoires arabes. À partir de là, Israël soutient être pratiquement en règle avec la loi internationale, puisqu'il a rendu le Sinaï, les terres jordaniennes, qu'il s'est retiré de la bande de Gaza ainsi que d'une partie de la Cisjordanie et d'une grande partie du Liban-Sud. Il reste le Golan syrien, en voie de négociation.
Sur base, toujours, de cette priorité de la sécurité israélienne, soutenue à fond par Washington. Le but pour l'État hébreu étant, comme dans le cas de l'Égypte et de la Jordanie, d'obtenir des Arabes qu'ils ne lui fassent pas la guerre, et non pas de conclure la paix. Ce qu'il a en pratique toujours obtenu de la Syrie. Et qu'il a décroché du côté du front libanais avec le déploiement de l'armée aux côtés de la Finul sur la ligne de démarcation. Et l'éloignement du Hezbollah par rapport à ses localités-cibles de sa région nord.
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