Intervention de Nicolas sarkozy et quelques commentaires...

Publié le par roselyne

 Extraits de l'intervention  de Nicolas Sarkozy à l'issue  de la réunion avec les partenaires sociaux.Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque fait face aux ministres du Travail, Brice Hortefeux , de l'Economie Christine Lagarde, et au secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez,lors d'une réunion des partenaires sociaux avec les ministres en vue de la préparation du "sommet social" du 18 février à l'Elysée.
Avec ces mesures on s'aperçoit que Nicolas Sarkozy ne comprends pas ce qu'est la justice sociale.
Quelques bonnes mesures mais pas de vraiment de méthode. 
 ... Nous sortirons de la crise en modernisant la France, en misant tout sur l'investissement, sur la réforme, sur le travail, pas en embauchant davantage de fonctionnaires ou en rétablissant l'autorisation administrative de licenciement...ni en augmentant le SMIC qui concerne à peine 1 salarié sur 10,  ce qui ne ferait qu'aggraver les difficultés déjà grandes de beaucoup de nos petites entreprises qui seraient conduites à licencier...
L'esprit de justice, c'est tout faire pour que la  crise ne fasse souffrir davantage les plus fragiles d'entre nous et ne fragilise pas ceux qui travaillent dur pour faire vivre leur famille.
 - Les salariés au chômage partiel seront indemnisés jusqu'à 75% de leur salaire brut et le  Gouvernement va demander aux banques d'assouplir leurs échéanciers d'emprunt pour leur permettre de traverser cette période difficile.
 - Les chômeurs qui ne peuvent pas bénéficier de l'assurance chômage parce qu'ils n'ont pas assez cotisé, en tout cas pas assez longtemps et qui ont travaillé au moins pendant deux mois, ce qui est le cas de beaucoup de jeunes, recevront une prime exceptionnelle de 500 euros et les entreprises qui bénéficient des crédits du plan de relance s'engageront à former et à recruter des jeunes.
- un fonds d'investissement social dont la dotation pourra aller jusqu'à 3 mDS d'euros pour l'emploi et la formation professionnelle va être créé.
( ? )

- Les dirigeants des entreprises qui recourent au chômage partiel ou au licenciement économique devront s'engager  à renoncer à leur bonus, c'est un élément de justice.
- 4 millions de familles dont les revenus se situent dans la première tranche d'imposition verront cette année leur impôt sur le revenu réduit des deux tiers. Concrètement, ceux qui  ont déjà payé leur premier tiers provisionnel ne paieront plus rien jusqu'à la fin de l'année. Pour une famille avec 3 enfants, l'économie d'impôt atteindra en moyenne 400 euros.
Mon devoir est de soutenir les classes moyennes.
- Deux millions de foyers supplémentaires dont les revenus atteignent la deuxième tranche verront aussi leur impôt diminuer.
- 3 millions de familles qui bénéficient de l'allocation de rentrée scolaire parce qu'elles ont des enfants de plus de 6 ans recevront dès le mois de juin une prime de 150 euros.
- 660 000 ménages bénéficiaires de l'allocation d'autonomie à domicile, 470 000 familles ayant de jeunes enfants, 140 000 familles ayant un enfant handicapé, ainsi que les chômeurs qui retrouvent un travail et qui ont besoin  parce qu'ils ont retrouvé un travail,  de faire garder leurs enfants,  recevront chacun des bons d'achat de services à la personne pour un montant de 200 euros, ce qui donnera du travail et créera des emplois de service.

Au total c'est un effort supplémentaire de 2,6 milliards d'euros que l'Etat va consentir pour soutenir ceux que la crise met le plus en difficulté.
Les réformes doivent continuer...il faut mener  à leurs termes la réforme de l'hôpital, celle des lycées, des universités, de la recherche, de la formation professionnelle...
Je pense aussi à la nécessité de poursuivre la réforme de notre état devenu trop lourd, trop coûteux, qui peine à remplir ses missions les plus essentielles.
Je n'oublie pas ceux des fonctionnaires qui exercent un métier qui est devenu plus difficile,  dont les conditions de travail se sont dégradées au cours des dix dernières années, des rémunérations trop souvent trop basses et ne sont pas assez considérés.
Je pense aux personnels hospitaliers, aux enseignants, à tous ceux dont les mérites ne sont pas reconnus...
Pourtant il faut continuer à revaloriser le travail qui est la clé de tout et il faut inscrire cette perspective dans le grand chantier de la moralisation indispensable et de la refondation tellement nécessaire du capitalisme.
Remettre la valeur travail au coeur  de notre économie est une priorité absolue.
Nous devons nous réjouir que nos grandes entreprises gagnent de l'argent mais quand les entreprises du CAC 40 prévoient de distribuer près de 50 milliards d'euros de dividendes pour 2008, il est normal et c'est mon rôle de chef de l'Etat de le dire qu'une part revienne aux salariés, parce que ces salariés ont permis par leur travail que les entreprises deviennent aussi rentables.
Le statut quo n'est pas tenable.
Cette question du partage sera débattue entre les partenaires sociaux et si des progrès ne sont pas réalisés rapidement, l'Etat prendra ses responsabilités...plus que jamais le dialogue social est nécessaire...
Désormais les organisations syndicales seront associées aux opérations de restructurations dans les entreprises.
Elles participeront aussi au contrôle des aides publiques.
Un décret rendra obligatoire la consultation du comité d'entreprise aussitôt qu'une aide publique sera attribuée.
C'est une transparence que nous devons aux contribuables.
De nombreux sujets vont faire l'objet dans les semaines qui viennent d'une concertation approfondie.
Je pense aux retraites complémentaires, au dialogue social dans les très petites entreprises, au rôle des représentants des salariés dans l'entreprise, mais aussi à l'égalité des rémunérations entre les hommes et les femmes, ou encore la nécessaire autonomie des jeunes.
Je vous propose le seul chemin, qui vaille, celui de l'effort, celui de la justice, celui du refus de la facilité...

La majorité des mesures proposées par Nicolas  sarkozy ne sont en fait que des mesurettes à part l'indemnisation du chômage partiel et l'exonération de l'impôt sur le revenu pour une partie des français.
Il aurait du annoncer en même temps une refonte de l'impôt sur le revenu devenue plus que nécessaire  et que les gouvernements successifs  ont toujours repoussée ...
 Nicolas sarkozy a prononcé le mot  " justice "  à plusieurs reprises mais il oublie le mot qui doit l'accompagner " sociale  " !
Le bouclier  fiscal permet tous les ans d'exonérer en moyenne de 1000 euros les riches alors que pour les petits revenus  cette mesure ne sera que pour une année et ne représente en moyenne que  170 ou 200 euros !
 La prime pour les chômeurs qui n'ont pas cotisé assez est de la même veine. Il y a des traders qui reviennent d'Angleterre et qui n'ont besoin de  ne  travailler qu'un mois en France pour toucher des sommes mirobolantes de l'ASSEDIC avec leurs salaires précédents !
Comme dans les pays scandinaves,  il faut un plafond maximum d'indemnisation à l'ASSEDIC ,  par exemple de 2500 euros mensue l( de plus cela permettrait de réduire les sommes perçues à cause des fraudes ! ) et d'indemniser un peu plus les autres chômeurs. Pourquoi les syndicats ne proposent-ils pas cette mesure ?  Puisque l'ASSEDIC est une assurance,  ceux qui ont travaillé un mois devrait pouvoir  être indemnisés un mois,   deux mois indemnisés deux mois ...
Il faut  remettre à plat les allocations familiales et comme pour l'ASSEDIC, imposer un plafond de ressources. Il n'est pas normal que même les riches bénéficient des  allocations familiales ! 
 Il veut associer les organisations  syndicales  aux  restructurations des entreprises etc...  d'abord,  toutes les organisations syndicales doivent y être associées  ;  il faudrait aussi que les organisations syndicales soient financées par les cotisations de leurs membres pour être entièrement  libres ;  que leurs comptes soient consultables et publiés chaque année...Avec seulement 8% de syndiqués il me semble qu'il y a un problème de représentation !
Toutes les autres mesurettes ne valent pas la peine d'être commentées car beaucoup de gens sont oubliés !  Ceux qui n'ont que   le SMIC, les petites retraites,  tous ceux qui sont sous le seuil  de pauvreté ! Particulièrement  les enfants pauvres !
Une des priorités, que Nicolas Sarkozy a d'ailleurs évoqué,  est la réforme de l'Etat, des régions, des départements.
 Il faut   remettre à plat le système dans son entier et redéfinir ce qui relève de la compétence de l'Etat, des régions ( les  départements peuvent être supprimés, mais apparemment il n'en est plus question ! ). Par exemple, le  personnel des départements et des régions augmente de façon exponentielle ! Pour quoi faire ? Dans tous les domaines les doublons sont à supprimer ! Il y a de quoi faire ! Le train de vie de l'Etat ( y compris les salaires  des ministres, députés, etc...), des régions et des départements doit diminuer fortement !
Il faut revoir les compétences de tous les organismes qui dépendent de l'état.
 " L'économie verte  " et la recherche doivent être privilégiées et les aides aux entreprises remises à plat en octroyant des allègements de charges aux entreprises de l'économie verte et aux  petites et moyennes entreprises pour qu'elles puissent se développer. Les coopératives  ne doivent pas être oubliées.
 Il faut supprimer les niches fiscales qui représentent 73,4 milliards d'euros ! 
 Où vont les 550 milliards que le Gouvernement met dans le social chaque année ? 
Il y a beaucoup de travail à faire mais Nicolas sarkozy se disperse, entame trop de réformes à la fois  au lieu de s'atteler à fond  à celles qui sont prioritaires.
Trop de gens ont été oubliés dans ces annonces et cela ne fera que renforcer la frustration qui gagne dans le pays.
 
Que les réformes de l'hôpital, des lycées, des universités doivent se faire, on est d'accord.
Excusez le style, mais j'ai jeté en vrac ces quelques idées qui ne font que survoler les problèmes, à vous de donner les vôtres.

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