Les objectifs du G20 en attendant les résultats définitifs
Le sommet du G 20 s'est ouvert le 2 avril et nous reparlerons de ses conclusions ...
( Comme le compte rendu a déjà été publié, je me demande ce qui en sortira ...)
4 priorités sont à l'ordre du jour :
- régulation financière internationale ;
- soutien à la croissance ;
- sauvetage du système financier ;
- sauvetage des banques ;
- soutien aux pays les plus menacés.
Pour la France la relance économique et financière doit aller de pair.
Le but du G20 est de définir un nouvel équilibre entre les autorités publiques et le marché.
Donner à l'Etat un rôle social ; promouvoir un capitalisme moral qui soit capable de préserver le long terme ...replacer " le système de responsabilité " au coeur du système financier "...renforcer la supervision des banques et du système financier.
Les dirigeants du G20 ont déjà approuvé à Washington une liste de mesures " à haute priorité " permettant d'améliorer la régulation du système financier.
Objectifs :
- harmonisation des normes comptables ;
- amélioration de la transparence des marchés de produits dérivés ;
- révision des pratiques de rémunération des dirigeants de banques pour éviter des prises de risque excessives ;
- révision du mandat de la gouvernance et des besoins en capitaux des institutions financières internationales.
Tout intervenant, tous les produits et tous les marchés devront être réellement soumis à surveillance. Il n'y aura plus de zone d'ombre ( comme les actifs hors bilan des instruments financiers complexes ).
Pour l' Europe, aucun acteur financier, aucune juridiction, aucun segment de marché ne devront rester à l'écart de la régulation et de la supervision.
Surveillance étendue à tous les acteurs du système financier.
Les " Hedge Funds " doivent être soumis à une surveillance réelle.
Il n'est pas acceptable que des opérateurs qui assurent parfois la moitié des transactions boursières mondiales ne soient pas enregistrés et ne soient pas soumis à certaines obligations de transparence.
Les agences de notation :
doivent adopter des règles plus strictes en matière de conflit d'intérêt, une notation spécifique pour les produits complexes et l'habitude de publier leurs performances.
L'Europe doit adopter un projet législatif à ce propos.
Lutter contre les paradis fiscaux :
Les 27 pays de l'UE demandent une liste des pays où " la transparence fait défaut, qui ne coopèrent pas et où la réglementation est peu contraignante " ; accompagné d'un arsenal de sanctions.
Refus du protectionnisme :
En 2008, le commerce mondial a progressé de 4%, et le FMI prévoit qu'en 2009, il diminuera de 4,8%.
A Washington, le 15 novembre, les Etats du G20 se sont engagés à ne pas aggraver ce recul par ces mesures protectionnistes.
Les pays du G20 devront renouveler cet engagement et demander à l'OMC d'en assurer le suivi.
Les européens sont prêts à reprendre les négociations à l'OMC.
Des moyens pour le soutien aux pays les plus menacés :
Les pays du G20 veulent démontrer leur solidarité envers les pays émergents et les pays les plus fragiles par une augmentation massive des ressources du Fonds monétaire international ( FMI ) pour lui permettre de soutenir les pays les plus frappés par une défaillance de leur financement extérieur.
L'UE est prête à y contribuer.
Les 27 pays de l'UE ont déjà décidé d'apporter rapidement 75 milliards d'euros au FMI sous la forme d'un prêt.
Pour le FMI, il est temps de passer à un processus ouvert et transparent de sélection des grands dirigeants et de renoncer aux règles de partage de postes.
L'UE est prête ; elle compte la même résolution de la part des Etats-Unis s'agissant de la banque mondiale.
Il est temps de renforcer la légitimation politique des institutions de Bretton Woods. ( FMI et Banque mondiale ).
Seul un FMI plus fort et plus légitime pourra établir un vrai mécanisme d'alerte précoce des crises financières.
La Banque mondiale et les autres banques multilatérales doivent, dans le même esprit, accélérer leur décaissement, renforcer leurs programmes sociaux, introduire au plus vite de nouveaux instruments de financement du commerce. Aujourd'hui l'UE et ses membres assurent 60% de l'aide publique au développement dans le monde.
( source : portail du Gouvernement )
Quant aux dirigeants comme Angéla Merkel et Nicolas Sarkozy, ils parleront " d'une seule voix au G20 " .
- Ci-dessous une partie du discours de Nicolas sarkozy.
" Les paradis fiscaux :
" C'est une opportunité historique pour moraliser un système devenu immoral. C'est maintenant qu'il faut prendre les responsabilités et les Chefs d'Etat et de Gouvernement réunis devront dire au monde entier : sont-ils pour la fin des paradis fiscaux ou sont-ils pour leur continuation ? Il n'y a pas trois positions, il y en a deux. Un paradis fiscal, c'est une place financière qui refuse de collaborer et de donner des renseignements sur l'origine des fonds.
Y a -t-il en 2009 en chef d'Etat et de Gouvernement qui puisse se permettre de dire au monde entier qu'un paradis fiscal, c'est normal ?
L'Allemagne et la France, nous pensons que c'est impossible.
C'est très clair, il faut une liste. La marge de négociation, c'est de savoir si la liste est publiée tout de suite ou dans quelques jours.
Deuxième chose : la titrisation : nous voulons que les " Hedge funds " soient enregistrés et contrôlés ...aucune institution financière sans contrôle.
Agences de notation ; il faut que les choses changent.
La question de la rémunération des traders est un problème mondial.
Vente du stock d'or du FMI. "
à suivre ...