Négociations à Genève sur les polluants persistants
Ministres et fonctionnaires de 150 gouvernements sont réunis cette semaine à Genève pour faire progresser les efforts mondiaux visant à débarrasser le monde de quelques unes des plus dangereuses substances chimiques produites dans le monde./http%3A%2F%2Fwww.forma-cial.com%2Fi%2Fpicto_chimique.gif)
Selon le PNUE, la conférence marque un nouveau chapitre dans l'histoire de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.
Jusqu'à présent, la convention de Stockholm sur les polluants organiques a ciblé la " sale douzaine " de pesticides et produits chimiques industriels dangereux ayant des effets négatifs sur la santé humaine pouvant aller de la détoriarisation des systèmes immunitaires et nerveux au cancer, aux problèmes reproductifs et aux perturbations du développement infantile.
" Les risques posés par ces produits chimiques sont élevés et ces substances toxiques laissent des empreintes chimiques à travers le monde. Les agriculteurs, les femmes enceintes, les jeunes, les générations à venir et certaines communautés isolées comme celles de l'Arctique sont particulièrement vulnérables ".
Pour la première fois, 9 nouveau produits chimiques seront proposés pour être ajoutés à la liste déjà existante dans le cadre de la convention.
Ces substances recommandées pour l'inclusion sont utilisées comme pesticides, retardateurs de flamme ou pour d'autres utilisations commerciales.
Ces substances sont :
l' alpha-hexachlorocyclohexane, le bêta-hexachlorocyclohexane ;
l'hexabromodiphényléther et l'heptabromodiphényléther ; le tétrabromodiphényléther
et le pentabromodiphényléther ; le chlordécone ; l';hexabromobiphényle ; le
lindane ; le pentachlorobenzène ; l';acide perfluorooctane sulfonique, ses sels et
le fluorure de perfluorooctane sulfonique.
Cette semaine, à Genève, les gouvernements peuvent contribuer de façon importante aux objectifs de développement du Millénaire des Nations-Unies liés à la pauvreté ainsi que catalyser la transition vers une économie plus verte, plus saine et plus durable.
Une des questions clés à l'ordre du jour de la conférence est également de savoir si les pays qui utilisent du DDT pour lutter contre les moustiques porteurs du parasite mortel du paludisme doivent continuer de le faire.
Les délégués vont envisager l'approbation d'un plan pour promouvoir des solutions altenatives efficaces au DDT.
La réunion mettra l'accent sur l'expansion du soutien aux pays en développement pour éliminer les polluants organiques persistants à travers le monde et promouvoir des alternatives plus sûres pour la santé humaine et l'environnement.
( source : ONU )