La libre concurrence déjà dénoncée en 1843
Avec la crise qui démontre pourtant sans équivoque, l'échec du modèle capitaliste, Marx revient à la mode et semble être récupéré par les penseurs libéraux...! Il faut le faire !/http%3A%2F%2Fhome.earthlink.net%2F~whalderman%2Fsitebuildercontent%2Fsitebuilderpictures%2Fmarx.jpg)
Dans le hors série du point consacré à Marx intitulé :
" Ce qu'il a vraiment écrit et comment sa pensée a été détournée ( !? ) " son histoire, son héritage...un article reprend un texte de Victor Considérant ( 1843 ) et le compare à un texte de Marx et d'Engels de 1848.
( Je n'ai pas encore fini le hors série et je ne sais donc pas encore comment sa pensée a été détournée..à suivre ).
Voici ce qu'écrivait Victor Considérant dans le " Manifeste de la démocratie " .
- Misère croissante des travailleurs par la dépréciation du salaire ; effet de la libre concurrence.
Ce qui est vrai, de grande classe à grande classe, de la classe des prolétaires dénués de tout à celle des possesseurs du fonds et des instruments de travail, est également vrai des forts aux faibles dans chaque classe.
Ainsi la libre concurrence de prolétaires à prolétaires, les nécessités de l'existence qui contraignent ceux-ci à trouver chaque matin, aux conditions mêmes les plus dures, du travail et un maître, les conduisent forcément à mettre leurs bras au rabais. De telle sorte que, quand les travailleurs abondent, et c'est le cas général, la libre concurrence entre ces malheureux les poussant à offrir leurs bras au plus bas prix possible, le taux de la journée tend à tomber partout à la dernière limite des nécessités extrêmes de l'existence : ce qui aggrave surtout la position du prolétaire chargé de famille...
Ainsi, le mécanisme odieux de la libre concurrence sans garanties brise toutes les lois de la justice et de l'humanité. Il suffit que le salaire des ouvriers, dans une branche tombe sur un seul point pour que les maîtres soient conduits à imposer bientôt la même diminution sur tous les autres points dans la même branche...."
Maintenant le texte de Marx et d'Engels - Manifeste du parti communiste - 1848.
" Avec le développement de la bourgeoisie, c'est-à-dire du capital, se développe le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu'à la condition de trouver du travail, et qui n'en trouvent plus dès que leur travail cesse d'agrandir le capital.
Les ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise comme tout autre article de commerce ; ils subissent, par conséquent, toutes les vicissitudes de la concurrence, toutes les fluctuations du marché.
L'introduction des machines et la division du travail, dépouillant le travail de l'ouvrier de son caractère individuel, lui ont enlevé tout attrait. Le producteur devient un simple appendice de la machine, on n'exige de lui que l'opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise ; par conséquent, le coût de la production de l'ouvrier se réduit à peu près aux moyens d'entretien dont il a besoin pour vivre et propager sa race. Or, le prix du travail, comme celui de toute marchandise, est égal au coût de sa production. Donc, plus le travail devient répugnant, plus les salaires baissent.
Bien plus, la somme de travail s'accroît avec le développement de la machine et de la division du travail, soit par la prolongation de la journée de travail, soit par l'accélération du mouvement des machines ..."
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Dans le hors série du point consacré à Marx intitulé :
" Ce qu'il a vraiment écrit et comment sa pensée a été détournée ( !? ) " son histoire, son héritage...un article reprend un texte de Victor Considérant ( 1843 ) et le compare à un texte de Marx et d'Engels de 1848.
( Je n'ai pas encore fini le hors série et je ne sais donc pas encore comment sa pensée a été détournée..à suivre ).
Voici ce qu'écrivait Victor Considérant dans le " Manifeste de la démocratie " .
- Misère croissante des travailleurs par la dépréciation du salaire ; effet de la libre concurrence.
Ce qui est vrai, de grande classe à grande classe, de la classe des prolétaires dénués de tout à celle des possesseurs du fonds et des instruments de travail, est également vrai des forts aux faibles dans chaque classe.
Ainsi la libre concurrence de prolétaires à prolétaires, les nécessités de l'existence qui contraignent ceux-ci à trouver chaque matin, aux conditions mêmes les plus dures, du travail et un maître, les conduisent forcément à mettre leurs bras au rabais. De telle sorte que, quand les travailleurs abondent, et c'est le cas général, la libre concurrence entre ces malheureux les poussant à offrir leurs bras au plus bas prix possible, le taux de la journée tend à tomber partout à la dernière limite des nécessités extrêmes de l'existence : ce qui aggrave surtout la position du prolétaire chargé de famille...
Ainsi, le mécanisme odieux de la libre concurrence sans garanties brise toutes les lois de la justice et de l'humanité. Il suffit que le salaire des ouvriers, dans une branche tombe sur un seul point pour que les maîtres soient conduits à imposer bientôt la même diminution sur tous les autres points dans la même branche...."
Maintenant le texte de Marx et d'Engels - Manifeste du parti communiste - 1848.
" Avec le développement de la bourgeoisie, c'est-à-dire du capital, se développe le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu'à la condition de trouver du travail, et qui n'en trouvent plus dès que leur travail cesse d'agrandir le capital.
Les ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise comme tout autre article de commerce ; ils subissent, par conséquent, toutes les vicissitudes de la concurrence, toutes les fluctuations du marché.
L'introduction des machines et la division du travail, dépouillant le travail de l'ouvrier de son caractère individuel, lui ont enlevé tout attrait. Le producteur devient un simple appendice de la machine, on n'exige de lui que l'opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise ; par conséquent, le coût de la production de l'ouvrier se réduit à peu près aux moyens d'entretien dont il a besoin pour vivre et propager sa race. Or, le prix du travail, comme celui de toute marchandise, est égal au coût de sa production. Donc, plus le travail devient répugnant, plus les salaires baissent.
Bien plus, la somme de travail s'accroît avec le développement de la machine et de la division du travail, soit par la prolongation de la journée de travail, soit par l'accélération du mouvement des machines ..."
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