La relance de l'Europe
L'Europe a surmonté la crise provoquée par les "non" français et néerlandais à la Constitution.En 2009 un nouveau " traité institutionnel" la remplacera.
Les 27 chefs d'états ce sont enfin mis d'accord ( après de longues discussions, tractations, compromis concédés aux britanniques et aux Polonais) sur un " traité simplifié" proposé par Nicolas Sarkozy appuyé par Angéla Merkel.
Après une année consacrée à sa rédaction , il devra être ratifié par tous les états membres pour entrer en vigueur en 2009. Les portuguais ( prochaine présidence) promettent d'accélérer le processus.
En France, si le traité nécessite une révision constitutionnelle , il devra obtenir une majorité des 3/5 à l'Assemblée.
Ce ne sera pas si facile!
Les concessions faites aux Britanniques , qui n'ont toujours eu qu'un pied en Europe, ne bloquent pas l'Union.
Le Ministre des affaires étrangères devient un " Haut Représentant de l' Union Européenne pour la politique étrangère et la sécurité " et sera aussi " Vice-président" de l'Union.
La chartre des droits fondamentaux ne s'appliquera pas aux Britanniques alors que le traité " confère à la Chartre
une valeur juridique obligatoire".
La concession aux Polonais est plus problématique .Le nouveau système à la majorité qualifiée ( qui requiert 55% des états membres, et 65% de la population ) ne rentrera en vigueur qu'en 2014 , avec une période d 'essai de 3 ans. Je comprends qu' Angela Merkel ait voulu se passer de la Pologne!.
Nicolas Sarkozy surprend en faisant admettre que " la concurrence n'est plus un objectif en soi mais un moyen au service du marché intérieur" que " ce n'est plus un objectif de l'Union " - la concurrence libre et non faussée disparait. ( Jacques Barrot s'insurgeait déjà ce matin sur Europe 1), que " L'Union doit assurer la protection des citoyens" et insiste sur " le rôle majeur des services publics en Europe".
Projet de texte de la présidence allemande :
"L'Union établit un marché intérieur . Elle oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondée sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive qui tend au plein emploi et au progrès social, et un haut niveau de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. "
Réaction des socialiste : " C'est une Europe à minima et l'abandon d'un projet collectif même s'il faut sortir l'Europe
de l'impasse et de son marasme." Pourquoi être si négatifs! Hélàs par nationalisme, les symboles ont été sacrifiés ! Si l'on reste optimiste cela montrera que ceux qui les utilisent sont vraiment européens!
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