L'interview de Nicolas Sarkozy

Publié le par roselyne

 Il déclare avoir fait des erreurs mais poursuivra ses réformes en reconnaissant que " la vie des français ne s'est pas assez améliorée en un an ."
Au fond, son  objectif principal est que la France  travaille.  Il " croit " au capitalisme !( Le mot " croire " n'est pas vraiment approprié à un système économique.)
  Pour ma part je n'y " crois pas " , je pense plutôt qu'on va arriver à un point critique de ce système financier, qu'on doit absolument réguler, et peut-être un jour changer, bien que l'horizon de ce changement s'éloigne de plus en plus ! Pour être  juste , il dit aussi qu'il faut le réguler.
 Il  confirme que  les salariés seront associés au bénéfice de l'entreprise, comme les patrons et les actionnaires ;  que le RSA sera mis en place en Janvier ;  que la jungle des minimas sociaux sera revue, enfin ! Mais le problème est que le  système capitaliste  est inégalitaire dans son principe même, car c'est la loi du plus fort, ou du plus débrouillard,  ou du plus intelligent, ou du plus beau, du toujours du plus que...que le capitalisme défend. (Je force le trait, à peine ! )  C'est ce que  Nicolas Sarkozy ne  remettra pas en cause,  bien sûr , comme il ne veut pas  remettre en cause la politique américaine en Irak, la politique d'Israël envers la Palestine. 

Mais  ce qui m'étonne le plus c'est la déclaration   de François Fillon  qui confie
:
" On attend une feuille de route pour les prochaines semaines, pour les prochains mois, qu'il nous redonne le cap sur les réformes qui doivent être conduites" , le Premier ministre   attend un travail d'explication sur les réformes qui sont en cours et qui ont besoin d'être expliquées par le Président de la République et ensuite par l'ensemble des membres du gouvernement."
 Si le Premier ministre ne travaille pas avec le Président pour définir la feuille de route , les réformes à conduire, et attend que la feuille de route  arrive toute " prête ", si on peut dire, " c'est quand même extraordinaire "  comme dirait Nicolas  Sarkozy.


Ci-dessous :
 Nicolas Sarkozy rencontrait ces deux derniers jours, Jacques Diouf et Christine Taubira. 
 
  Ci-joint un communiqué de Nicolas Sarkozy après son entretien avec Jacques Diouf
, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation.( OAA).

Communiqué :
 " Nicolas  Sarkozy souhaite apporter une réponse durable à la crise alimentaire mondiale, qui passe par une augmentation de la production agricole mondiale.
Nicolas  Sarkozy entend promouvoir un partenariat mondial pour l'alimentation et l'agriculture afin de mieux coordonner les interventions des Nations Unies, du secteur privé et des ONG et créer un nouveau consensus en faveur de la relance de la production agricole vivrière en Afrique.
L'agriculture doit redevenir un secteur clé du développement.
En  Afrique, la France jouera tout son rôle. Elle consacrera  1 milliard d'euros sur 5 ans ( 2008-2012 ) au développement de l'agriculture sur le continent ( développement rural, eau et assainissement, infrastructures et protection de l'environnement ) .
Le Président de la République, dans sa logique de son discours prononcé au Cap, en février dernier, a une nouvelle fois exprimé sa conviction que l'appui au développement - du secteur  privé et des entreprises - en milieu rural comme en milieu urbain - devait être un axe essentiel des politiques de développement.
Nicolas  Sarkozy se rendra au sommet de l'OAA sur la sécurité alimentaire organisé à Rome du 3 au 5 juin prochains ".

 
Nicolas Sarkozy a confié à  Christine TaubiraChristiane Taubira, députée de Guyane,  une mission pour réfléchir aux moyens de faire des accords de partenariats économiques ( APE )  qui tendent à devenir un sujet de contentieux , un atout et un instrument rénové du partenariat entre l'UE  et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
La négociation des APE est un sujet majeur pour l'avenir de la relation de l'Union européenne avec les APE, tant du point de vue politique qu'économique.
Des difficultés subsistent malgré les accords commerciaux...la France doit être à l'origine de propositions et d'initiatives pour atteindre les objectifs de l'accord de Cotonou en 2000 puis en 2005.
questions à développer et à approfondir :
- Comment dissiper les malentendus et les doutes qui persistent dans certains pays quant aux finalités de la négociation des APE afin de restaurer une relation de confiance entre l'UE et les ACP dans les prochains mois ?
- Quels peuvent être les leviers dont dispose l'UE pour encourager les ACP ( Afrique, Caraîbes, Pacifique )  à poursuivre les négociations en vue d'APE complets et régionalisés ?
- Comment faire en sorte que ces accords viennent  à l'appui des dynamiques d'intégration régionale en cours et qu'ils soient réellement porteurs de développement ?
- Comment s'assurer que les départements  et les territoires d'outre-mer tirent le meilleur profit de cette nouvelle donne économique et commerciale ?

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi que les autres ministères concernés se tiennent à disposition de Mme Taubira  pour l'appuyer dans l'exercice de sa mission.
Le rapport doit être remis pour le 15/6/2008.

( Voilà une autre facette de Nicolas Sarkozy que l'on aimerait voir  se développer).

 Comment  le Sud voit ces problèmes ? Çà tombe bien, les explications au prochain article.
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