La PAC (Politique agricole commune ) représente plus de 40% du budget de l'UE, 50 milliards d'euros par an, qui bénéficient aux plus grosses exploitations agricoles et aux agriculteurs les plus productivistes./http%3A%2F%2Ftbn0.google.com%2Fimages%3Fq%3Dtbn%3A4320sgtJrEjxzM%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fcontent%2Fsystem%2Fmedia%2F2%2F20071126%2F2007-11-26T173102Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRBS-UNION-PAC-REFORME-20071126.jpg)
La Commission européenne fera ses propositions au Printemps.
Le " Bilan de santé de la PAC " devrait déboucher sur une modification de l'attribution des aides directes et le plafonnement des aides les plus élevées.
La Commission propose de réduire les paiements individuels supérieurs à 100 000 euros de 10% , ceux supérieurs à 200 000 euros de 25% et ceux supérieurs à 300 000 euros de 45%. Elle introduirait un niveau-plancher pour les primes les plus basses. Réexamen des prix d'achat minimum, des quotas, des aides à l'exportation et au stockage, ainsi que les mises en jachère que la Commission veut voir disparaître.(!)
Michel Barnier ne l'entend pas de cette oreille : " la suppression des aides banalise l'activité agricole en visant sa dimension de bien public, c'est à dire à sa capacité à créer ou à détruire notre environnement."
" Elle met à mal nos entreprises agroalimentaires qui valorisent 70% de notre production agricole et sont le deuxième employeur de main-d'oeuvre."
" L'alimentation ne peut être laissée à la seule spéculation financière, au moins-disant sanitaire et environnemental ou aux simples lois du marché..."Le ministre mélange tout pour brouiller les pistes, en fait il veut maintenir les avantages financiers pour ceux qui en ont le moins besoin...!
Pour Bernadette Bourzai, vice-Présidente de la commission agriculture et développement rural au Parlement européen, la situation devient grave et il est, selon elle, incompréhensible et inacceptable d’entendre la commissaire dire que la réforme de la PAC a rempli ses objectifs : « La France perd tous les mois un troupeau de moutons, n’atteint même pas son quota de lait, est complètement dépendante de ses importations de protéines végétales pour l’élevage et prend du coup le risque de l’alimentation animale génétiquement modifiée. Les crises sanitaires se multiplient à travers le monde. Tous les jours des agriculteurs abandonnent leur activité et on assiste à la désertification des zones rurales car même si les prix à la consommation ne cessent d’augmenter, les revenus de certains agriculteurs ne s’améliorent pas… » D’ailleurs les priorités de la dernière réforme n’ont pas été respectées. D’un côté, le découplage des paiements directs a été appliqué dans la plupart des secteurs selon différentes options en fonction des États membres, c’est-à-dire qu’une grande partie des paiements directs ont été déconnectés de la production et versés sous la forme d’un paiement unique par exploitation en fonction d’une période référence. Mais de l’autre côté, la politique de développement rural (2e pilier) n’a pas, du tout, été renforcée. « Lors des négociations sur les perspectives financières en décembre 2005, le développement rural a été sacrifié par les États membres. Pour les 15 anciens États membres, le budget attribué à cette politique, aux objectifs ambitieux et censée devenir prioritaire, a été coupé de 35 % ! Et pourtant la Commission européenne propose encore aujourd’hui de régler toutes les conséquences de la dérégulation qu’elle promeut à travers sa politique de développement rural », ajoute-t-elle.
ATTAC, la Confédération Paysanne et d'autres associations veulent faire " peser le citoyen dans le débat pour définir l'agriculture de demain."
Voir le site : WWW.soignonslapac.org/