Le nucléaire en questions - le démantèlement des centrales
Se pose la question cruciale du démantèlement des centrales nucléaires.
Ci-dessous des informations qui alimenteront le débat public.
Un rassemblement antinucléaire européen est organisé à Paris le 12/07/2008.
Ils demandent que ne soient pas construits de nouveaux réacteurs en France et dans le monde et , comme 90% des européens, que les investissements soient mis dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
voir le site : www.sortirdunucléaire.org/
L'Association Cyberacteurs www.cyberacteurs.org/
lance une pétition pour que les citoyens puissent connaître la liste des 3115 communes qui pourraient , pour une partie d'entre elles, recevoir des déchets nucléaires.
Pétition: " Les documents diffusés début juin par les Autorités ( Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs( ANDRA) , l'Autorité de sûreté nucléaire ( ASN) parlent d'un projet organisé dans "la plus grande transparence ".
Or, c'est grâce au Réseau " Sortir du nucléaire " que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de " transparence " en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées.
Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau " Sortir du nucléaire " demande un Débat public sur la question du démantèlement.
Nous vous prions de faire en sorte que le débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées. "
Un numéro vert est dédié aux maires qui souhaitent disposer de plus de renseignements :
numéro vert gratuit :0 800 000 150
Les emplacements des 58 centrales nucléaires.

L'ANDRA lance la recherche de sites pour le stockage des déchets nucléaires.
3 centres de stockage existent déjà : dans l'aube, dans la Manche,
Bure ( Meuse, Haute Marne ) ; ce futur centre de stockage est prévu en 2019, et la mise en service du stockage en couche géologique profonde en 2025.
Dans un premier temps , les mairies qui le souhaitent pourront donner leur accord pour que soient menées les premières investigations sur leur territoire, dans le but de vérifier la faisabilité du stockage.
Dans un deuxième temps, les maires pourront confirmer leur candidature après concertation locale, ( fin 2010).
Pour l'ANDRA , c'est une opportunité de développement économique pour les communes ! Elle propose aux collectivités de construire et de mettre en oeuvre ensemble un véritable projet pour leur territoire.
L'Etat, l'ANDRA et les propriétaires de déchets que sont EDF, le CEA, AREVA et RHODIA, les accompagneront pour faire ce projet.
Sont associés :l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, l'Autorité de Sûreté nucléaire, le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire, la Commission nationale du débat public.
On aimerait bien que les citoyens y soient aussi associés !
Ci contre la classification des déchets.
On voit mal mais vous pouvez le consulter sur le site de l'ANDRA et voir également la carte des implantations des déchets dans votre région.
Le 28/02/2008 ont été nommé les 24 membres composant le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.
Je pense que c'est à eux que nous devrions demander d'informer les citoyens.
Le Haut Comité est présidé par un Sénateur, Henri Revol , président de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques.
Il est composé de personnalités issues du Parlement, des commissions locales d'information, du monde industriel et associatif, de syndicalistes, de représentants des services de l'Etat concernés et de personnalités qualifiées.
C'est une instance d'information, de concertation et de débat sur les risques liés aux activités nucléaires et leurs impacts sur la santé des personnes, sur l'environnement et sur la sécurité nucléaire.
Il remplace le Conseil supérieur de la Sûreté et l'information nucléaire.
Il peut émettre un avis sur toutes questions dans ces domaines, ainsi que les contrôles et l'information qui s'y rapportent.
Il peut se saisir de toutes questions relatives à l'acessibilité de l'information en matière de sécurité nucléaire et proposer toute mesure destinée à garantir ou à améliorer la transparence en matière nucléaire.
Sont nommés en qualité de représentants d'associations de protection de l'environnement et de santé publique :
Mr Pierre Barbey, représentant pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest ( ACRO) ;
Mr Jacky Bonnemains, représentant de l'association Robin des Bois.
Mme Elise Champeau, représentant l'Association Malades et Accidentés du nucléaire et du chimique et leurs sympathisants ( MANES ).
Mme Christine Gilloire, représentant la Fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement ( FNE ).
Mr Simon Schraub, représentant de la Ligue nationale contre le cancer.
l'ASN
l'ASN assure, au nom de l'Etat, le contrôle du nucléaire pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l'environnement. Elle informe les citoyens.
L'ASN assure le contrôle des installations nucléaires de base depuis leur conception jusqu'à leur démantèlement.
Elle contrôle en particulier la construction du réacteur EPR actuellement en cours de construction à Flamanville.
A la suite de plusieurs anomalies liées aux opérations de génie civil relevées depuis le début de l'année 2008, l 'ASN avait demandé à EDF, le 26 mai, de suspendre ses travaux et de lui transmettre un plan d'actions correctives.
Pour l'ASN, ces anomalies répétées, bien que sans conséquence directe en matière de sûreté, avaient mis en évidence un manque de rigueur de l'exploitant et des prestataires externes dans la construction du futur réacteur et des insuffisances du système de management de la qualité d'EDF.
L'ASN a examiné le plan d'actions transmis par EDF.
Les axes de ce plan recouvrent les préoccupations exprimées par l'ASN à savoir :
- l'amélioration de la rigueur des contrôles techniques effectués par les prestataires intervenants sur le chantier et de la surveillance exercée par EDF sur les activités des prestataires ;
- une surveillance renforcée des opérations de ferraillage des bâtiments importants pour la sûreté, s'appuyant sur un contrôle technique supplémentaire exercé par un organisme tiers ;
- la clarification de la gestion des écarts détectés, notamment celle la phase des activités de ferraillage et celle du bétonnage;
- la formation de l'ensemble des intervenants du chantier destinée à renforcer la culture de sûreté de chacun ;
- un renforcement de l'équipe en charge de la qualité chez Bouygues.
L'ASN a demandé également à EDF de lui rendre compte mensuellement de la mise en oeuvre effective de ce plan d'actions et d'effectuer une évaluation de son efficacité après 6 mois d'application sur le terrain.
Pour le plot n°6 du radier de l'îlot nucléaire , l'ASN attend la transmission du dossier de traitement de l'anomalie relative au manque d'épingles et procédera à son examen.
L'ASN a autorisé l'EDF à reprendre les activités de bétonnage relatives aux ouvrages importants pour la sûreté sur le chantier de construction du futur réacteur EPR Flamanville 3.radioactivité au voisinage des installations nucléaires
La surveillance de la radioactivité dans l'environnement des sites nucléaires s'effectue selon un programme réglementé, contrôlé par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et conforme aux prescriptions fixées par les arrêtés d'autorisation de rejets de chaque site comportant une installation nucléaire de base (INB). ( Espérons...)
Un dispositif de surveillance est mis en place autour de chaque site nucléaire sur un rayon de plusieurs kilomètres. Il est adapté aux types d'activités du site et à ses caractéristiques locales. La surveillance s'effectue tout au long de l'année. Elle comprend un suivi de l'air par le biais de l'activité des aérosols atmosphériques et de l'exposition ambiante, des eaux de surface en amont et en aval des rejets liquides et des eaux souterraines au voisinage des sites. Un contrôle est également effectué sur la végétation, ainsi que sur des échantillons de la chaîne alimentaire tels que le lait, les fruits, les légumes, les principales productions agricoles...
A l'exception de traces de radionucléides artificiels qui peuvent être enregistrées dans l'environnement immédiat de quelques sites et dont la présence est à relier aux rejets autorisés ou aux anciennes pratiques des sites, la plus grande partie de la radioactivité mesurée au voisinage des sites nucléaires est d'origine naturelle.
La radioactivité des poussières atmosphériques est due principalement aux radionucléides des familles naturelles de l'uranium et du thorium ainsi qu'au radon et à ses descendants. Le niveau d'activité de ces poussières varie en fonction du taux d'empoussièrement, dépendant lui-même de la nature des sols et de leur couvert végétal. Le radon et ses descendants conduisent à des niveaux d'activité dans l'air qui selon la nature du sol et les conditions météorologiques peut varier de quelques dixièmes de becquerel par mètre cube d'air à quelques centaines de becquerels par mètre cube d'air. La radioactivité naturelle des aérosols atmosphériques, après décroissance du radon et de ses descendants à vie courte se situe généralement en dessous de 1 mBq/m3 d'air.
La radioactivité mesurée dans les eaux de l'environnement de la plupart des installations nucléaires est essentiellement d'origine naturelle ( potassium 40 et familles naturelles de l'uranium ). Des traces de radionucléides artficiels peuvent être ponctuellement détectées dans l'environnement des installations nucléaires, comme le tritium et les isotopes du cobalt en aval immédiat des rejets des centrales nucléaires, le tritium au voisinage de quelques centres de recherche ou des installations du cycle du combustible. Ces niveaux restent très faibles et , du fait des baisses sensibles de la plupart des rejets radioactifs , ils sont généralement en constante diminution depuis plusieurs années.
Prélèvement de mollusques et d'algues.
La surveillance de la chaîne alimentaire au voisinage des installations nucléaires montre elle-aussi que la radioactivité des aliments comme les légumes ou les fruits est attribuable à leur teneur en radionucléides naturels comme le potassium 40, le béryllium 7 (provenant de la haute atmosphère) ou les traces des radioéléments des familles naturelles de l'uranium ou du thorium. Le lait fait également l'objet d'une surveillance mensuelle. Du fait de sa propre teneur en potassium (1 à 2g/l) et en carbone, il présente une radioactivité naturelle de l'ordre de 30 à 70 Bq/l. Depuis plusieurs années, on n'y détecte plus de trace mesurable de radioactivité en césium provenant principalement des retombées de Tchernobyl.
La suite demain sur la politique de l'ASN en matière de démantèlement et le déclassement des
installations nucléaires de base en France ( Février 2008 ). Projet.