Les sociétes de sécurité en Irak

Publié le par roselyne

Un groupe d'experts de l'ONU   chargé  d'étudier l'incidence des activités  des sociétés privées de sécurité qui offrent sur le marché international des services dans le domaine militaire, vient d'achever une visite de 5 jours en Afghanistan.
Les 5 experts indépendants présenteront leur rapport au Conseil des droits de l'homme.
Le groupe de travail a évoqué, avec les autorités gouvernementales et les différents partenaires, la nature et les compétences des activités de ces compagnies de sécurité et militaires privées.  Il a été question des défis posés par la situation sécuritaire, la croissance continue des entreprises de sécurité et du plan  gouvernemental pour y faire face et de l'impact important  de ces sociétés militaires sur la société et les droits de l'homme dans le pays.
Un projet de loi doit être présenté au Parlement Afghan destiné à contrôler l'activité de ces compagnies  privées.
Le groupe suivra avec attention les développements relatifs à cette législation.   ( Langage ONU )

Ci-dessous, déjà en 2007, un institut de recherche basé à Berne s'est intéressé à l'étude des sociétés de sécurité en Afghanistan  et dressait un constat accablant.
" Les agences privées contribuent au sentiment d'insécurité ".  Elles représentent une nouvelle forme de  mercenariat.
Elles sont aujourd'hui des dizaines, tant nationales qu'internationales ( surtout américaines ou britanniques ) et remplissent  diverses fonctions : de l'entrainement militaire à la garde des individus ou de maisons, en passant par les services de renseignement.
Les employés de ces agences sont lourdement armés et certains d'entre eux sont soupçonnés de pratiquer l'extorsion de fonds, l'enlèvement et le trafic de drogue.
" Il faut se débarrasser des sociétés qui enfreignent la loi et constituent une menace et un défi pour les forces de sécurité du pays " disait déjà un porte parole du ministère de l'intérieur en 2007.
"  Lourdement armés, les agents de ces sociétés sont mal perçus   par la population, qui les confond souvent avec des criminels " .
" Elle craint que " les gardiens ne soient pas eux mêmes gardés ".

Pourquoi tolérer ces sociétés paramilitaires ?
 
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