h1n1 : Pour la FAO, la surveillance des porcs s'impose

Publié le par roselyne

Après que le virus A H1N1 ait  été transmis récemment par un homme à des porcs au Canada, la FAO a demandé aux autorités nationales concernées et aux agriculteurs de contrôler attentivement les porcs pour déceler d'éventuels symptômes d'influenza chez les animaux d'élevage.
 " Une surveillance attentive d'H1N1 s'impose, car plusieurs caractéristiques du développement du virus nous sont encore inconnues "   ;  " La transmission de l'homme à l'animal, qui vient  de se produire au Canada, ne doit pas nous surprendre, car les virus de l'influenza peuvent se transmettre de cette manière " , déclare le vétérinaire en chef de la FAO.
" En conséquence, ce qui s'est produit au Canada, ne doit pas susciter de panique, mais il doit nous rappeler le lien homme-animal dans la transmission du virus et nous inciter à rester vigilant "  ;   " Les virus de l'influenza, qu'ils s'attaquent à l'homme ou à l'animal, sont en mutation génétique constante..." , ajoute Mr Domenech.
 " Il convient d'intensifier la surveillance des maladies repiratoires porcines et tout syndrome de ce type devrait être transmis immédiatement aux services vétérinaires. Il faut informer l'OMS et l'Organisation Mondiale  de la santé animale ( OIE ) et la FAO de toute apparition de foyer d'influenza H1N1 chez les porcs " , conclut-il.
( source : ONU )

Le H1 N1 aux Etats-Unis :( photo : porcs bio )


En ce qui concerne la filière porcine, le National Pork Producers Council (NPPC) des Etats-Unis a annoncé officiellement que les porcs n'ont pas été infectés par le virus et qu'aucune des personnes infectées ne semble avoir été en contact avec des porcs. Le CDC recommande néanmoins de bien faire cuire la viande porcine avant de la consommer dans l'attente de la poursuite des investigations. "La température de cuisson (71° C) détruit virus et bactéries" précisent les Centres de contrôle des maladies américains dans leurs communiqués.
 
Au 29 avril 2009, près de quinze pays, dont la Chine et la Russie ont interdit ou imposé des restrictions à l'importation de porcs ou de produits dérivés de porcs provenant des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. L'Egypte a ordonné "l'abattage immédiat" des 250.000 porcs du pays. Le Bélarus a suspendu les importations de tout type de viande en provenance des pays touchés. La Syrie a étendu les interdictions à tous les animaux vivants et produits d'origine animale. L'Indonésie et le Liban ont même décidé pour leur part, d'interdire toutes les importations de porc en raison des menaces d'épidémie de grippe porcine, et ce quel que soit le pays d'origine.

La société Smithfield Foods qui est la principale compagnie productrice de charcuterie aux Etats Unis a affirmé l'absence de signes cliniques ou du moindre symptôme de la grippe porcine dans les troupeaux de porcs de ses sites de production au Mexique. La société a confirmé qu'elle n'a aucune raison de penser que le virus puisse être lié à ses produits, car elle vaccine systématiquement ses troupeaux et conduit des tests mensuels pour le virus H1N1.

Les impacts de cette épidémie sur l'économie agricole américaine ne cessent de s'aggraver; les cours de soja et de maïs américains ont subi la plus forte baisse depuis plusieurs mois. Les cours du porc ont chuté d'environ 7% depuis le début de la semaine sur le marché des matières premières de Chicago, où l'on s'inquiète d'un recul de la consommation. Le "contrat à terme" sur la viande de porc échangé sur le Chicago Mercantile Exchange valait mardi 28 avril, 77,8 cents la livre vers 16H00 GMT, soit 7,2% de moins que celui échangé le vendredi 25 avril au soir. Le ministre de l'Agriculture américain Tom Vilsack a engagé une campagne de communication importante concernant l'innocuité de la consommation de la viande porcine indiquant qu'aucun élevage de porc n'est infecté dans le pays.

Selon l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), les élevages de porcs ne sont pas, jusqu'à preuve du contraire, responsables de l'épidémie de grippe originaire du Mexique. Le représentant américain pour le Commerce, Ron Kirk a appelé les partenaires commerciaux des Etats-Unis à ne pas suspendre leurs importations sans preuve scientifique, au risque de provoquer "de sérieuses perturbations commerciales". A l'instar de la commission européenne qui a préconisé de changer la dénomination "grippe porcine" en "nouvelle grippe", l'Institut américain de la viande, qui représente l'industrie, a appelé les médias à ne pas utiliser l'appellation de "grippe porcine", estimant qu'elle créait la "confusion" dans le public et pourrait conduire à des conséquences économiques désastreuses pour l'industrie du porc et des matières premières liées.

Le gouvernement canadien a appelé ce 29 avril, les pays ayant interdit les importations de porcs élevés en Amérique du Nord à revenir sur leur décision, estimant que l'heure était plutôt à la coopération afin d'endiguer l'épidémie de "grippe porcine", oops! de grippe A.
( source : bulletins électroniques )
Publicité

Publié dans santé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article